Marie, Joseph Dor de Lastours

1758 - 1845

Informations générales
  • Né le 15 février 1758 à Castres (Tarn - France)
  • Décédé le 21 décembre 1845 à Castres (Tarn - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
Ire législature
Mandat
Du 22 août 1815 au 5 septembre 1816
Département
Tarn
Groupe
Droite
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 4 octobre 1816 au 17 juillet 1819
Département
Tarn
Groupe
Droite
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 11 septembre 1819 au 9 mai 1823
Département
Tarn
Groupe
Droite
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 25 février 1824 au 5 novembre 1827
Département
Tarn
Groupe
Droite
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IVe législature
Mandat
Du 24 novembre 1827 au 16 mai 1830
Département
Tarn
Groupe
Droite
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 23 juin 1830 au 25 septembre 1830
Département
Tarn
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1815 à 1830, né à Castres (Tarn) le 15 février 1758, « de noble Louis Dor de Lastours et dame Colombe Jacquette de Bosquat » mort à Castres le 21 décembre 1845, riche propriétaire, d'opinions royalistes, il fut élu pour la première fois, le 22 août 1815, député du Tarn, au collège de département, par 122 voix (175 votants, 245 inscrits). Il appartint à la majorité de la Chambre introuvable.

Réélu député, le 4 octobre 1816, par 120 voix (191 votants, 233 inscrits), il siégea à droite et prit quelquefois la parole. Dans la discussion relative aux douanes (session de 1817-1818), il proposa la suppression des droits de sortie pour les laines mérinos et métis. Dans celle du budget, il combattit le système des contributions indirectes, dénonça la mauvaise répartition de la contribution foncière, et demanda que le cadastre parcellaire fût continué en ce qui touchait la répartition intérieure de chaque commune. Partisan des idées financières de M. de Villèle, il les défendit à la tribune, parla encore sur les « voies et moyens », et attaqua le système des malles-poste comme contraire à la « sûreté des dépêches » : il soutint que ce système, en nécessitant des chevaux plus forts et par conséquent plus chers que ceux des malles ordinaires, faisait hausser d'autant le prix des chevaux propres à l'artillerie et à la grosse cavalerie, et augmenter ainsi considérablement la dépense publique. « Dans l'état actuel, dit-il, tout se trouve dénaturé et confondu. M. le directeur général des postes est entrepreneur de messageries; les entrepreneurs de messageries sont maîtres de postes; les malles sont des diligences; les diligences font le roulage, et les voitures qui marchent à petites journées ne sont plus que de mauvaises charrettes. »

M. de Lastours obtint successivement sa réélection à tous les renouvellements législatifs de la Restauration: le 11 septembre 1819, avec 677 voix (1,141 votants, 1,642 inscrits) ; le 25 février 1824, dans le 2e arrondissement du Tarn (Castres) avec 275 voix (398 votants, 635 inscrits); le 24 novembre 1827, au collège de département, avec 158 voix (225 votants, 279 inscrits), contre 67 à M. Rey de Saint-Géry, et, le 23 juin 1830, à Castres, avec 333 voix (592 votants, 643 inscrits), contre 258 à M. Ch. Dupin. Il ne cessa, durant ces diverses législatures, d'opiner avec le côté droit et de s'intéresser aux discussions financières. Il vota toutes les lois d'exception et soutint la politique du ministère Villèle, puis celle du cabinet Polignac.

« On prétend, écrivait un biographe parlementaire, que M. de Lastours descend de ce fameux M. d'Or, qui, menacé de la corde par le maréchal de Villars, répondit : « Monseigneur, a-t-on jamais pendu un homme qui dispose de cent mille écus? » Il ne se rallia pas à la monarchie de Louis-Philippe, fut considéré comme démissionnaire, faute de serment, et fut remplacé à la Chambre par M. de Mornay. S'étant représenté aux élections du 5 juillet 1831, il échoua avec 114 voix contre 189 au député sortant réélu. Chevalier de la Légion d'honneur du 27 février 1816.

Date de mise à jour: mars 2015

Retour haut de page