Jacques-Fortunat Savoye-Rollin

1754 - 1823

Informations générales
  • Né le 18 décembre 1754 à Grenoble (Isère - France)
  • Décédé le 1er août 1823 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
Ire législature
Mandat
Du 22 août 1815 au 5 septembre 1816
Département
Isère
Groupe
Minorité ministérielle
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 4 octobre 1816 au 17 juillet 1819
Département
Isère
Groupe
Minorité modérée
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 11 septembre 1819 au 9 mai 1823
Département
Isère
Groupe
Minorité modérée

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre du Tribunat, député de 1815 à 1823, né à Grenoble (Isère) le 18 décembre 1754 « fils de noble Jean-Baptiste Fortunat Savoye, avocat au Parlement de Dauphiné et de Dame Anne Olimpe Bouvier », mort à Paris le 1er août 1823, il appartint à la magistrature sous l'ancien régime, en qualité d'avocat général au parlement de Grenoble (1780-1790).

Il vécut à l'écart des fonctions publiques pendant la période révolutionnaire, et fut nommé, sous le Directoire, attaché au bureau consultatif des arts et manufactures.

Membre du Tribunat le 4 nivôse an VIII, il fut président et secrétaire de cette assemblée, prit une part assez importante à ses travaux, et combattit vivement la loi instituant la Légion d'honneur, comme destructive des principes de l'égalité et de la morale républicaines. La loi ne fut votée qu'à une faible majorité, et Savoye-Rollin fut décoré en 1803. Le 11 floréal an XII, il parla en faveur d'une monarchie héréditaire et représentative, et appuya l'établissement de l'empire.

Le 10 thermidor an XIII, il fut nommé préfet de l'Eure. Il administra ensuite (21 mars 1806) le département de la Seine-Inférieure, fut nommé baron de l'empire (12 avril 1809), officier de la Légion d'honneur (1811), et fut compromis dans les malversations du receveur de l'octroi de Rouen, Branzon (1812). Reconnu innocent par la cour impériale de Paris, Savoye-Rollin reçut, en compensation de sa disgrâce, la préfecture des Deux-Nèthes (12 mars 1813).

Destitué à la Restauration, il fut appelé, aux Cent-Jours, à la préfecture de la Côte-d'Or (6 avril 1815) qu'il refusa.

Louis XVIII le nomma président du collège électoral de l'Isère, et, le 22 août 1815, Savoye-Rollin fut élu député du grand collège de l'Isère, par 221 voix (237 votants, 306 inscrits). Il opina avec la minorité constitutionnelle.

Il obtint sa réélection, le 4 octobre 1816, avec 113 voix (223 votants, 314 inscrits), puis, le 11 septembre 1819, avec 801 voix (1 019 votants, 1 293 inscrits).

Il prêta constamment à l'opposition modérée le concours de sa parole et de ses votes. Il demanda la liberté de la presse, fut rapporteur (1819) du projet de loi sur les journaux, fut candidat à la présidence de la Chambre, et protesta, après l'assassinat du duc de Berry, contre le rétablissement de la censure.

Il mourut en 1823 et fut inhumé au cimetière de l'Est. Le général Foy prononça sur sa tombe un éloquent discours.

Date de mise à jour: février 2015


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