Charles, Marie d'Irumberry de Salaberry

1766 - 1847

Informations générales
  • Né le 6 septembre 1766 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 7 janvier 1847 à Fossé (Loir-et-Cher - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
Ire législature
Mandat
Du 22 août 1815 au 5 septembre 1816
Département
Loir-et-Cher
Groupe
Extrême-droite
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 4 octobre 1816 au 31 juillet 1821
Département
Loir-et-Cher
Groupe
Extrême-droite
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 1er octobre 1821 au 24 décembre 1823
Département
Loir-et-Cher
Groupe
Extrême-droite
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 25 février 1824 au 5 novembre 1827
Département
Loir-et-Cher
Groupe
Extrême-droite
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IVe législature
Mandat
Du 24 novembre 1827 au 16 mai 1830
Département
Loir-et-Cher
Groupe
Extrême-droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1815 à 1830, né à Paris le 6 septembre 1766, mort à sa terre de Fossé (Loir-et-Cher) le 7 janvier 1847, d'une ancienne famille noble de la Havane, fils d'un président à la chambre des comptes mort sur l'échafaud en 1794, il émigra en 1790, visita l'Allemagne, l'Italie et la Turquie, puis rejoignit l'armée de Condé avec laquelle il fit la campagne de 1792. L'année suivante, il passa en Angleterre et de là en Vendée, où il servit sous les ordres de Bourmont, comme capitaine de la cavalerie noble.

A la pacification du 2 février 1800, il se retira à Fossé où il s'occupa d'agriculture, et resta jusqu'à la chute de l'empire sous la surveillance de la police. A la première Restauration, il obtint le commandement des gardes nationaux de Loir-et-Cher. Quand il apprit le retour de l'île d'Elbe, il se hâta de rejoindre MM. d'Andigné et de La Rochejaquelein en Vendée.

Elu député du grand-collège de Loir-et-Cher, le 22 août 1815, par 85 voix (154 votants, 160 inscrits); le 4 octobre 1816, par 85 voix (131 votants, 184 inscrits), contre 46 à M. Pardessus; le 1er octobre 1821, dans le collège de Blois, par 186 voix (314 votants, 537 inscrits); le 25 février 1824, par 346 voix (376 votants, 472 inscrits), contre 27 à M. Crignon-Bonvalet; le 24 novembre 1827, dans le collège de département, par 71 voix, (124 votants, 161 inscrits), contre 41 à M. de Marolles, il siégea à l'extrême droite.

Un biographe a dit de lui : « On ne peut attribuer qu'au délire d'un cerveau malade les manifestations de M. de Salaberry dont ses amis eux-mêmes ont reconnu plus d'une fois le ridicule et l'exagération. » Mme de Staël écrivait dans une lettre à Mme de Custine (24 septembre 1810: « C'est un Vendéen avec un caractère de moyen âge, tout français, tout généreux, tout vif, tout triste, tout gai. »

Siégeant dans la majorité de la Chambre introuvable, puis au côté droit en 1816, M. de Salaberry demanda la peine de mort contre tout individu qui arborerait le drapeau tricolore, vota pour toutes les exceptions à la loi d'amnistie, demanda des poursuites rigoureuses contre les conspirateurs civils, et se prononça contre la loi de recrutement, pour l'expulsion de Grégoire, pour les lois d'exception et pour le nouveau système électoral.

Le 21 février 1825, lors de la discussion sur le milliard des émigrés, il débuta ainsi : « Fils d'un condamné, je n'ai rien à réclamer à la révolution que ce que la monarchie ne peut me rendre: la tête de mon père. »

En 1826, il fit condamner le Journal du Commerce pour insultes aux députés, signala la presse comme l'ennemie du gouvernement et l'imprimerie comme la « seule plaie dont Moïse ait oublié de frapper l'Egypte ».

Il fut l'un des partisans les plus actifs de M. de Villèle, bien qu'il le trouvât trop modéré; mais il croyait le sort de la monarchie solidaire de celui du ministre. Ayant échoué, le 19 juillet 1830, dans le grand collège de Loir-et-Cher, avec 68 voix contre 83 à l'élu M. Oberlin, il rentra dans la vie privée.

On a de lui différents ouvrages dont les principaux sont: Voyage à Constantinople, en Italie et aux îles de l'archipel par l'Allemagne et la Hongrie (Paris, an VII); - Histoire de l'empire ottoman jusqu'en 1792 (Paris, 1813-17, 4 volumes); Dix lettres aux hommes de bien (Paris, 1828); divers romans et articles dans le Conservateur, la Biographie universelle, etc.


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