Gabriel, Barthélemy de Magneval

1751 - 1821

Informations générales
  • Né le 24 août 1751 à Lyon (Rhône-et-Loire - France)
  • Décédé le 14 novembre 1821 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
Ire législature
Mandat
Du 22 août 1815 au 5 septembre 1816
Département
Rhône
Groupe
Droite
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 4 octobre 1816 au 26 mars 1817
Département
Rhône
Groupe
Droite
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 21 septembre 1817 au 14 novembre 1821
Département
Rhône
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1815 à 1821, né à Lyon (Rhône) le 24 août 1751, « du sieur Barthélemy Magneval, négociant et de Delle Louise Regnel » mort à Paris le 14 novembre 1821, propriétaire à Lyon et ardent royaliste, il fut élu, le 22 août 1815, député du grand collège du Rhône par 93 voix (179 votants, 228 inscrits).

Il fit partie de la majorité de la Chambre introuvable. Réélu, le 4 octobre 1816, par 115 voix (174 votants, 223 inscrits), M. de Magneval prit place au côté droit, avec lequel il vota constamment, et fut nommé (novembre 1816) membre de la commission du budget pour le 2e bureau. M. de Villèle a dit de lui : « Homme capable et excellent. »

Il obtint encore sa réélection le 21 septembre 1817, par 681 voix (1,317 votants, 1,735 inscrits). Quelques membres ayant reproché aux ministres de la Justice et de la Police générale de n'avoir point fait traduire devant les tribunaux les auteurs des troubles de Lyon, M. de Magneval, chargé de présenter le rapport sur la « conspiration », s'exprima ainsi : « Il a existé une conspiration contre le gouvernement, une conspiration très étendue dans le département du Rhône ; Lyon en a été le foyer, et le département le théâtre; nier ce fait, ce serait nier l'évidence ; chercher à en établir la preuve devant vous, serait méconnaître votre sagacité et vos lumières. Les magistrats, par leur vigilance et leur fermeté, ont déjoué cette conspiration; je déclare qu'ils ont des droits à la reconnaissance publique. Je l'appelle, cette reconnaissance, sur le chef militaire digne de la confiance du roi, qui a fait triompher ses armes avec autant de modestie que de bonheur ; je l'appelle sur le premier magistrat du département, qui sait unir ce calme et cette modération étrangers aux passions, à cette énergie, à cette fermeté nécessaire dans les moments de danger; je l'appellerai sur ce magistrat citoyen à qui on a reproché d'avoir manqué de précautions lorsqu' il a fait porter les forces militaires sur les différents points où la cérémonie du jour devait attirer le plus d'affluence; lorsque informé que des assassins nombreux devaient attenter à ses jours, il assure d'abord la vie de ses citoyens, reste isolé, et n'oppose aux méchants que l'intrépidité de l'homme de bien... » M. de Magneval s'efforça ensuite de réfuter les appréciations émises sur les arrêts de la cour prévôtale de Lyon par le colonel Fabvier ( Voy. ce nom) et conclut en ces termes : « L'intégrité des magistrats, indignement attaquée, trouvera des garants et des vengeurs. »

Lors de la discussion du budget, il adopta l'avis de la commission qui proposait une réduction de 2,881,700 francs. Il observa qu'il fallait faire abstraction du montant de la dette qui flottait à l'époque du mois de janvier 1819; « contractée pendant le cours de l'exercice 1818, le budget de cette année, dit-il, lui a déjà assigné les fonds qui feront face aux intérêts qu'elle peut réclamer, et le tableau, qui s'élève à 175,674,213 fr. 36 cent., nous apprend quelle somme nous avions à rembourser, mais ne nous fournit pas d'éléments pour le calcul que nous avons à faire en ce moment. » M. de Magneval expliqua l'origine et l'accroissement de la dette flottante, legs de « l'usurpation », et présenta pour l'avenir un tableau plus consolant.

Décédé le 14 novembre 1821, le député du Rhône fut remplacé à la Chambre, le 28 janvier 1822, par M. Couderc. Il avait été fait chevalier de la Légion d'honneur le 1er mai 1821.

Date de mise à jour: mars 2015



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