Valentin, Charles, Hubert Malet de Coupigny

1771 - 1844

Informations générales
  • Né le 18 juillet 1771 à Hulluch (Pas-de-Calais - France)
  • Décédé le 17 avril 1844 à Avelin (Nord - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
Ire législature
Mandat
Du 22 août 1815 au 5 septembre 1816
Département
Pas-de-Calais
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 1er octobre 1821 au 24 décembre 1823
Département
Pas-de-Calais
Groupe
Droite
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 25 février 1824 au 5 novembre 1827
Département
Pas-de-Calais
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1815 à 1816, et de 1821 à 1827, né à Hulluch (Pas-de-Calais) le 18 juillet 1771, mort à Avelin (Nord) le 17 avril 1844, « fils d'Aimable François Hubert Marie de Malet, baron de Coupigny, seigneur de Rainouart et autres lieux, chevalier, ancien officier au régiment de la vieille marine infanterie, et de dame Valentine Charlotte du Carieul », il suivit la carrière militaire et appartint aux armées du roi.

Il avait le grade de colonel, et était maire de Fiefs et conseiller général du Pas-de-Calais, lorsque le grand collège de ce département le nomma (22 août 1815) membre de la Chambre des députés, par 123 voix (229 votants, 303 inscrits). Il vota avec la majorité et ne fut pas réélu en 1816.

Mais il redevint député le 1er octobre 1821, ayant obtenu, dans le 3e arrondissement du même département (Aire), 235 voix sur 424 votants et 618 inscrits, contre 143 à M. de Boisgérard. Il siégea à droite, appuya le ministère, et fut réélu, le 25 février 1824, par 319 voix (443 votants, 554 inscrits), contre 89 à M. Vanichont-Robichez (de Saint-Omer).

Le 29 octobre 1826, le baron Malet de Coupigny fut promu au grade de maréchal de camp. On lit dans un recueil de biographies parlementaires publié la même année : « Une dame fort aimable, qui assiste fréquemment aux séances, nous a déclaré qu'il lui était impossible d'envisager M. de Coupigny sans se rappeler aussitôt ces deux vers d'une pièce du Gymnase : Et du boudoir la pommade exilée Se réfugie au dos des postillons. « Il est juste de dire que la coiffure du député du Pas-de-Calais absorbe une énorme quantité de cosmétique, et que la forme et la dimension de sa queue exciteraient la jalouse admiration des farauds de la Courtille. C'est dans tout l'éclat de cette parure que M. de Coupigny se montra l'été dernier au bal donné par la ville de Boulogne à une auguste princesse. Pour figurer au quadrille d'honneur, il se donna presque autant de peines que pour son élection; mais les commissaires de la fête ayant jugé à propos de passer à l'ordre du jour sur sa demande, il sortit d'aussi mauvaise humeur qu'un orateur dont on vient de rejeter l'amendement, en déclarant qu'il allait ôter son habit parlementaire pour revenir danser en simple particulier. Depuis on ne l'appelle plus à Boulogne que « le simple particulier ». La vie tout entière des hommes célèbres appartient à la postérité presque dans ses plus minutieuses particularités. Nouveaux Plutarques, nous avons donc été contraints de rappeler cet épisode de la vie du héros de cet article; mais c'est avec peine que nous nous y sommes déterminés ; car M. de Coupigny possède tout le charme de cette bonhomie qui désarmerait la plus audacieuse malignité. Dans le village picard qu'il habite, ses rustiques voisins ne le désignent que sous le titre affectueux de Ch'Baron; il visite leurs champs, caresse leurs marmots, s'informe de leurs affaires, apaise leurs différends, et exerce par le fait une espèce de basse-justice dans le canton. »

Dans les derniers temps de la législature, M. de Coupigny s'était séparé du ministère Villèle. Il se représenta, sans succès, le 17 novembre 1827, et n'obtint que 85 voix contre 166 à M. Le Sergeant de Bayenghem, élu; puis, il échoua encore, le 28 juillet 1828, au collège de département, avec 120 voix contre 126 à l'élu M. Allent (il s'agissait de remplacer M de Bryas décédé), et enfin, le 23 juin 1830, dans le 4e arrondissement (Hesdin), avec 84 voix contre 180 au député sortant, réélu, M. Degouve-Denuncques. Il resta depuis lors étranger à la politique. Il a été fait chevalier de la Légion d'honneur le 3 février 1816 et officier le 19 mai 1825.

Date de mise à jour: mars 2015


Retour haut de page