Jean Piet-Tardiveau

1763 - 1848

Informations générales
  • Né le 11 septembre 1763 à Vouvray (Indre-et-Loire - France)
  • Décédé le 31 octobre 1848 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 12 avril 1797 au 1er juillet 1799
Département
Seine
Groupe
Droite
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
Ire législature
Mandat
Du 22 août 1815 au 5 septembre 1816
Département
Sarthe
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 4 octobre 1816 au 16 mai 1818
Département
Sarthe
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 13 novembre 1820 au 17 août 1822
Département
Sarthe
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 20 novembre 1822 au 24 décembre 1823
Département
Sarthe
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 6 mars 1824 au 5 novembre 1827
Département
Sarthe
Groupe
Majorité ministérielle

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Conseil des Cinq-Cents, puis de 1815 à 1818 et de 1820 à 1827, né à Vouvray (Indre-et-Loire) le 11 septembre 1763, « de Jean Piet, menuisier de ce bourg et de Marie Anne Tardiveau » mort à Paris le 31 octobre 1848, avocat à Paris, il se chargea, sur l'invitation de Louis XVI, de la défense des prisonniers traduits devant la haute cour d'Orléans, qu'il tenta vainement de sauver.

Il se tint caché sous la Terreur, parvint en 1795 à se faire nommer maire de Saint-Ouen près du Mans, et conspira pour le rétablissement de la royauté avec le comte de Rochecotte.

Elu, le 23 germinal an V, député de la Sarthe au Conseil des Cinq-Cents, par 174 voix (205 votants), il se montra favorable à la contre-révolution, et sortit de l'assemblée en l'an VII.

Il se remit alors à conspirer, et fut arrêté et enfermé au Temple. Sous la Restauration, après avoir exercé encore sa profession d'avocat, il rentra dans la vie parlementaire (22 août 1815), comme l'élu du grand collège de la Sarthe à la Chambre des députés, par 93 voix (166 votants, 228 inscrits). Piet siégea dans les rangs de la majorité de la Chambre introuvable et prit plusieurs fois la parole : pour appuyer (9 novembre 1815) la loi contre les cris et écrits séditieux (la peine de mort lui paraissant applicable dans le double cas où le drapeau de la rébellion aurait été arboré, et dans celui de menace, de provocation contre la personne au roi), pour proposer « l'amélioration du sort du clergé », et pour la proposition Lachèze-Murel, tendant à rendre aux prêtres l'état civil. Il fut nommé, le 8 mai 1816, membre de la commission de la caisse d'amortissement.

Réélu député, le 8 octobre 1816, par 89 voix (111 votants, 219 inscrits), il appartint au côté droit comme précédemment, favorisa le parti de la Congrégation, auquel il ouvrit son salon, où les amis du ministère prirent l'habitude de se concerter, et parla sur les établissements ecclésiastiques, sur la loi des élections, sur le projet relatif aux prisonniers pour dettes, et sur le budget. A cet égard, Piet déclara, au milieu des éclats de rire de ses collègues, que « semblable à ces chirurgiens qui, appelés à faire une amputation cruelle, mais d'où dépend la vie du malade, se bouchent les oreilles et s'arment d'insensibilité, il sondera la plaie de l'Etat... » Il proposa de réduire le budget de la Chambre des députés à 200,000 fr., « dans l'espérance que la Chambre des pairs imiterait cet exemple, » compara la France à Saturne « qui dévore les ressources des générations futures, » et exposa un système d'après lequel toutes les dépenses de l'Etat auraient été acquittées avec 486 millions, en retranchant d'abord les 40 millions de la caisse d'amortissement, 3 millions du cadastre, 6 millions de la police générale, 2 millions 800,000 francs pour les deux Chambres; il mêla à son exposé une digression sur Law, sur Louis XVI, le duc de Brissac, les Suisses, le domaine extraordinaire et l'aliénation des bois.

Sorti de la Chambre en 1818, il y rentra le 13 novembre 1820, toujours comme député du grand collège de la Sarthe, élu par 210 voix (294 votants, 367 inscrits), opina avec la droite, fut réélu, le 20 novembre 1822, par 209 voix (264 votants, 343 inscrits), puis, le 6 mars 1824, par 234 voix (251 votants, 335 inscrits), soutint le ministère Villèle, et siégea jusqu'en 1827. Chevalier de la Légion d'honneur, du 25 avril 1821.

Date de mise à jour: mars 2015

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