Jean-Baptiste, Philippe Marcoz

1759 - 1834

Informations générales
  • Né le 18 août 1759 à Jarrier-en-maurienne (Savoie - France)
  • Décédé le 5 novembre 1834 à Lyon (Rhône - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 17 février 1793 au 26 octobre 1795
Département
Mont-Blanc
Groupe
Montagne
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 14 octobre 1795 au 4 avril 1797
Département
Mont-Blanc

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents, né à Jarrier-en-Maurienne (Savoie) le 18 août 1759, mort à Lyon (Rhône) le 5 novembre 1834, destiné par sa famille à entrer dans les ordres comme ses trois autres frères, il fit ses études au collège de Saint-Jean-de-Maurienne tenu par des prêtres, mais alla ensuite étudier la médecine à Turin, où il fut reçu docteur à vingt-trois ans. De retour dans son pays, il se livra à l'étude de la botanique et des mathématiques, et fut nommé membre correspondant de l'Académie des sciences de Turin.

Le 17 février 1793, il fut élu membre de la Convention par le département du Mont-Blanc, le 5e sur 7, avec 338 voix sur 574 votants. Il siégea à la Montagne, vota silencieusement avec la majorité, essaya de sauver Condorcet, et fit partie du comité du calendrier républicain.

Après la session, le département du Mont-Blanc l'envoya siéger au Conseil des Cinq-Cents, le 22 vendémiaire au IV, par 199 voix sur 311 votants ; il s'y occupa de l'organisation du système métrique, et sortit du Conseil en germinal an V. Les études scientifiques qu'il avait poursuivies à Paris avec Lagrange, Volney et autres, lui valurent d'être nommé professeur de mathématiques à la nouvelle Ecole centrale de Chambéry.

Il donna sa démission au coup d'Etat de Brumaire, et se retira au Petit-Barberaz, prés de Chambéry, où il s'occupa d'astronomie. Il mourut à Lyon des suites d'une opération de la pierre. Par testament, il légua tous ses biens à. la ville de Chambéry, à la charge par elle d'établir une école d'astronomie, ou, en cas d'impossibilité, un cours de dessin linéaire. Il légua aussi son corps à l'Ecole d'anatomie de Chambéry ; mais ce dernier legs ne fut pas rempli. Marcoz fut enterré à Lyon, où il avait succombé, par les soins de son frère, chanoine en cette ville.

On a de lui :
- Remarques critiques sur l'histoire de l'astronomie ancienne de Delambre (1819) ;
- l'Astronomie solaire d'Hipparque (1823) ;
- l'Erreur des astronomes et des géomètres d'avoir admis l'accélération séculaire de la lune (1833), etc.


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