Nicolas Frémin de Beaumont

1744 - 1820

Informations générales
  • Né le 10 avril 1744 à Coutances (Manche - France)
  • Décédé le 31 décembre 1820 à Anneville (Manche - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 27 mars 1802 au 4 juin 1814
Département
Manche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Corps législatif de l'an X à 1815, né à Coutances Manche) le 10 avril 1744, mort à Anneville (Manche) le 31 décembre 1820, fils de Pierre-Isaac Frémin, sieur du Mesnil, ancien capitaine au régiment de Dretague, et de dame Marguerite Pasquier, exerça, au début de la Révolution les fonctions de maire de Coutances de commissaire du roi près le tribunal criminel de la Manche, et de procureur général syndic de ce département.

Favorable au coup d'Etat de brumaire, il fut nommé par Bonaparte (21 germinal an VIII) sous-préfet de Coutances, et, le 6 germinal au X, il fut désigné pour représenter le département de la Manche au Corps législatif, où il siégea jusqu'à la fin du régime impérial, ayant obtenu, le 7 mars 1807, le renouvellement de son mandat. Il entra, le 16 septembre 1808, dans la commission des finances de cette assemblée, et présida la même commission le 9 décembre 1809. Son dévouement à la politique de Napoléon fut récompensé par les titres de chevalier de la Légion d'honneur (25 janvier 1810), de chevalier (25 mars) puis de baron de l'Empire (17 mai) et par le poste de préfet des Bouches-du-Rhin (23 avril de la même année), Frémin de Beaumont était monté à la tribune du Corps législatif, le 20 avril 1810, au nom de la commission, pour demander l'adoption du budget présenté par le gouvernement et avait fait un pompeux éloge de la situation financière :

« L'ordre établi dans l'administration publique, avait-il dit, permettra bientôt au monarque le plus puissant d'être le plus heureux, en réduisant les dépenses.

Uni à la jeune princesse qui, par ses éminentes qualités, méritait de monter sur le premier trône de l'univers, il jouira du bonheur de ses peuples, il jouira, du bonheur que donnent les plus doux sentiments de la nature : double récompense accordée rarement aux vertus des plus grands princes, et due au généreux souverain qui ne désire de vivre que pour le bonheur de ses peuples. »

Il adhéra cependant à la déchéance de l'Empereur (avril 1814) et fut nommé préfet de la Vendée par le roi le 10 juin suivant ; mais, ayant été maintenu pendant les Cent-Jours, il fut remplacé, au second retour des Bourbons, par M. de Roussy.

Frémin de Beaumont a publié en 1806 une traduction des Saisons de Thompson.

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