Georges, Frédéric Dentzel

1755 - 1828

Informations générales
  • Né le 25 juillet 1755 à Durkeim (Allemagne)
  • Décédé le 7 mai 1828 à Versailles (Yvelines - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 5 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Bas-Rhin

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention et député au Conseil des Anciens, né à Durkeim (Allemagne), le 25 juillet 1755, mort à Versailles (Seine-et-Oise) le 7 mai 1828, il était fils d'un boulanger, et appartenait à la religion luthérienne. Son père lui fit faire ses études à Iéna; Dentzel devint pasteur protestant, entra, comme aumônier du régiment des Deux-ponts, au service de la France (1774), et suivit ce régiment en Amérique lors de la guerre de l'indépendance. A son retour, il fut nommé pasteur à Landau, (1783). Il se qualifiait « citoyen de Landau, » lorsqu'il fut élu, le 5 septembre 1792, membre de la Convention, par le département du Bas-Rhin le 4e sur 9, avec 282 voix sur 552 votants. Il était en mission dans les départements du Bas-Rhin et de la Moselle lors du jugement de Louis XVI; il se fit nommer adjoint aux adjudants-généraux de l'armée du Rhin, et, au moment du siège de Landau, qu'il sauva, destitua ou fit arrêter les officiers supérieurs, et prit le commandement en chef de la place. Mais ces actes arbitraires donnèrent lieu à de vives accusations; il fut arrêté à son tour, et ne fut remis en liberté qu'après le 9 thermidor. Il rentra alors à la Convention, devint secrétaire de l'Assemblée (3 août 1795), et fut envoyé dans la Manche, pour mettre fin au régime de la Terreur. Elu, le 4 brumaire an IV, comme ex-conventionnel, au Conseil des Anciens, et réélu, au même Conseil, le 24 germinal an VI, par le département du Bas-Rhin, il fit décider la création des légions des Francs du Nord, italique et polonaise, et parla contre les députés qui défendaient les Chouans dans l'assemblée. En l'an X, il embrassa la carrière militaire et fut nommé adjudant général chef de brigade, fit la campagne de Prusse (1806) comme attaché à l'état-major, et montra beaucoup d'humanité tant dans les échanges de prisonniers que dans son administration en pays conquis. Créé baron de l'Empire, le 29 juin 1808, il reçut de l'empereur de Russie le titre de commandeur de Sainte-Anne, et, de la ville de Vienne, où il avait commandé, une médaille d'or. Nommé maréchal de camp, le 3 avril 1814, il se rallia aux Bourbons, reçut la croix de Saint-Louis le 21 août 1814, et fut mis à la retraite en 1815.


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