Antoine Jay

1769 - 1854

Informations générales
  • Né le 19 octobre 1769 à Guitres (Gironde - France)
  • Décédé le 9 avril 1854 à Chaberville (Gironde - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Cent-Jours
Législature
Chambre des représentants
Mandat
Du 15 mai 1815 au 13 juillet 1815
Département
Gironde
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 18 février 1831 au 31 mai 1831
Département
Gironde
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 5 juillet 1831 au 25 mai 1834
Département
Gironde
Groupe
Droite
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 21 juin 1834 au 3 octobre 1837
Département
Gironde
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant à la Chambre des Cent-Jours, et député de 1831 à 1837, né à Guitres (Gironde) le 19 octobre 1769, mort à Chaberville (Gironde) le 9 avril 1854, « fils de monsieur Jean Jay, commissaire à Terrier, et de demoiselle Julie-Philippe Chevreau », il fit ses études chez les Oratoriens de Niort, et son droit à Toulouse, où il fut reçu avocat, embrassa avec ardeur les idées de la Révolution, fut nommé administrateur du district de Libourne, puis partit pour l'Amérique (1796), où il visita le Canada, les Florides et la Louisiane et se lia avec le président Jefferson.

À son retour en France (1803), il devint le précepteur des trois fils de Fouché, qu'il avait eu pour professeur à l'Oratoire. Comme son protecteur était alors un ardent partisan du nouveau régime, Jay célébra, en vers dithyrambiques le sacre de l'empereur et la naissance du roi de Rome. Inscrit au barreau de Paris, il s'occupa surtout de littérature. Son Tableau littéraire du dix-huitième siècle fut couronné par l'Académie en 1806, et son Eloge de Montaigne eut le même honneur en 1812. Cette même année, il fut appelé à la direction du Journal de Paris. Professeur d'histoire à l'Académie royale en 1814, il attaqua sans ménagement l'empereur vaincu; au retour de l'île d'Elbe, ce fut le tour des Bourbons.

Elu, le 15 mai 1815, représentant à la Chambre des Cent-Jours, par le collège de département de la Gironde, avec 17 voix sur 29 votants, il jura l'Acte additionnel. Mais, après Waterloo, ses convictions se modifièrent encore une fois. Sous l'inspiration de Fouché, il réclama formellement l'abdication de l'empereur (21 juin), et, s'il refusait, la proclamation de déchéance. La Chambre n'osa pas encore aller si loin, et nomma une commission pour s'entendre avec les ministres. Jay fut un des cinq députés chargés, auprès des soldats français campés sous Paris, de les dissuader de combattre les alliés, afin de les laisser entrer dans Paris.

Les Bourbons n'ayant point récompensé son zèle, Jay passa à l'opposition, participa à la fondation du Constitutionnel, et collabora à la Biographie des contemporains où son article sur Boyer-Fonfrède lui valut un an de prison et 16 francs d'amende. Pourtant il ne voulut pas signer en juillet 1830, la protestation des journalistes, et il se soumit aux Ordonnances.

Le 5e collège de la Gironde (la Réole) l'élut député, le 18 février 1831, par 121 voix (155 votants), en remplacement de M. Galos décédé, et le réélut, le 5 juillet 1831, par 170 voix (229 votants, 368 inscrits), contre 56 à M. Gravier, et, le 25 juin 1834, par 129 voix (206 votants, 336 inscrits), contre 59 à M. Berryer.

Il parla contre les associations patriotiques, vota l'hérédité de la pairie, et ne négligea aucune occasion de combattre les mesures libérales.

Membre de l'Académie française du 17 mars 1832, conseiller général de la Gironde (1831-1837), maire de Lagorce (Gironde) (1830-1848), il a publié un nombre considérable d'ouvrages littéraires, historiques, biographiques et de voyages, parmi lesquels l'Histoire du ministère du Cardinal de Richelieu tient la première place.


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