Emmanuel Perès de Lagesse

1752 - 1833

Informations générales
  • Né le 22 mai 1752 à Boulogne-sur-Gesse (Haute-Garonne - France)
  • Décédé le 12 juillet 1833 à Boulogne-sur-Gesse (Haute-Garonne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 25 avril 1789 au 30 septembre 1791
Baillage
Rivière-Verdun, Gaure, Léonac et Marestains (Type : Pays et Jugeries)
Groupe
Tiers-Etat
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 6 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Haute-Garonne
Groupe
Modérés
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 15 octobre 1795 au 20 mai 1798
Département
Haute-Garonne
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents, et au Conseil des Anciens, né à Boulogne-en-Comminges (Haute-Garonne) le 22 mai 1752, mort à Boulogne le 12 juillet 1833, « fils à M. Ambroise Pérès et à dame Ursule de Manas de Lamezan », il étudia le droit, et fut reçu (1772) avocat au parlement de Toulouse.

Il exerçait cette profession, lorsqu'il fut (25 avril 1789) élu député du tiers aux Etats-Généraux par les pays et jugerie de Rivière-Verdun. Il opina avec la majorité réformatrice.

Maire de Boulogne, il fut élu membre de la Convention (6 septembre 1792) pour le département de la Haute-Garonne, le 4e sur 12, par 615 voix (701 votants), et s'exprima ainsi lors du procès du roi, au 3e appel nominal : « Je vais en peu de mots motiver mon avis, qui n'est pas celui des préopinants; je vais le faire en homme libre. Je crois que le tyran nous nuira plus par sa mort que par la continuation de sa honteuse existence. D un autre côté, nous sommes un corps politique, et non un tribunal. Nous ne pouvons juger sans devenir despotes. Nous avons le pouvoir de prendre une mesure de sûreté générale. Je conclus en législateur, en homme d'Etat, pour la réclusion jusqu'à la paix et pour le bannissement à cette époque. » Son rôle politique, jusqu'en l'an III, fut d'ailleurs assez effacé. A cette époque, il prit part au mouvement de réaction contre les Jacobins, discuta et présenta un projet sur les formes à suivre dans les dénonciations contre les représentants, et fut envoyé en mission à Bruxelles pour préparer l'annexion de la Belgique avec la France.

Réélu, le 23 vendémiaire an IV, député de la Haute-Garonne au Conseil des Cinq-Cents, par 353 voix (370 votants), en même temps qu'il obtenait la majorité dans les départements de l'Ardèche et de la Sarthe, il devint secrétaire de l'assemblée (pluviôse an V), fit voter plusieurs mesures relatives à la Belgique, se prononça pour une amnistie générale, accusa les prêtres réfractaires d'avoir fomenté des troubles à Toulouse, et intervint encore dans un certain nombre de discussions. Il demanda la restitution des biens enlevés aux hôpitaux et le maintien de l'exil contre les prêtres ou moines déportés.

Le 25 germinal an VI, il passa au Conseil des Anciens, par 384 voix sur 413 votants, comme député de la Haute-Garonne. Secrétaire (thermidor an VI), puis président (brumaire an VII), il prit la parole sur les adjudications des domaines nationaux, sur la défaite des royalistes de la Haute-Garonne, fit arrêter la formule d'imprécation que prononcerait le président contre la maison d'Autriche à propos de l'assassinat de nos plénipotentiaires à Rastadt, et se déclara partisan du coup d'Etat du 18 brumaire.

Bonaparte le fit (11 ventôse an VIII) préfet du département de Sambre-et-Meuse, membre de la Légion d'honneur (30 pluviôse an XIII), et baron de l'Empire le 14 février 1810. Il rentra dans la vie privée à la première Restauration.

Date de mise à jour: décembre 2018


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