François Pérez d'Artassen

1722 - 1798

Informations générales
  • Né le 5 septembre 1722 à Mont-de-Marsan (Landes - France)
  • Décédé le 6 février 1798 à San-Sebastian (Espagne)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale constituante
Mandat
Du 22 avril 1789 au 8 janvier 1790
Baillage
Mont-de-Marsan - Auch (Type : Sénéchaussée)
Groupe
Tiers-Etat

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1789, né à Mont-de-Marsan (Landes) le 5 novembre 1722, mort en émigration à Saint-Sébastien (Espagne) le 6 février 1798, « fils de Fortin Pérez, bourgeois marchand, et de demoiselle Jeanne Duvin », il appartint à la magistrature sous l'ancien régime.

Conseiller au parlement de Bordeaux lors de la Révolution, il fut élu, le 21 avril 1789, député du tiers aux Etats-Généraux par la sénéchaussée de Mont-de-Marsan. Il montra peu d'enthousiasme pour les idées nouvelles, demanda presque aussitôt un congé illimité pour raisons de santé, et ne tarda pas à donner sa démission par la lettre suivante:

« Messieurs, je n'ai aucun compte à rendre à la commune des raisons de mon retour, puisque ce n'est pas d'elle que j'ai reçu ma mission; mais bien de tous les habitants de la ville et banlieue de Mont-de-Marsan; ou bien des électeurs qui les représentent légalement. Au reste ces raisons sont assés connues, et Messieurs du bureau de correspondance en sont avertis depuis longtemps. Ce sont des raisons d'âge et de santé, qui ne m'ont pas permis de prolonger plus longtemps mon séjour à Versailles: elles mont obtenu un congé indéfini de l'Assemblée nationale, que vous respecterez sans doute; et on pourra me faire remplacer, quand on voudra, ou par un suppléant, ou par un autre député. J'ai déjà envoyé ma démission au magistrat qui doit présider l'Assemblée. Ma détermination a été vacillante pendant quelque temps mais aujourd'hui elle est entièrement décidée. La bonne volonté ne me manquait pas ; mais bien les forces.

J'ai l'honneur d'être bien respectueusement, Messieurs,

Votre très humble et obéissant serviteur,


PÉREZ D'ARTASSEN.

A Artassen le 6 décembre 1789. »


Il émigra peu de temps après, et mourut le jour même où il était, sur ses instances, rayé de la liste des émigrés.


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