Louis, Julien Buxeuil de Roujoux

1753 - 1829

Informations générales
  • Né le 7 mars 1753 à Landerneau (Finistère - France)
  • Décédé le 1er février 1829 à Brest (Finistère - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 11 septembre 1791 au 20 septembre 1792
Département
Finistère
Groupe
Modérés

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

député en 1791 et au Conseil des Anciens, membre du Tribunat, né à Landerneau (Finistère) le 7 mars 1753, mort à Brest (Finistère) le 1er février 1829, d'une famille noble, d'origine écossaise, réfugiée en Bretagne après la condamnation à mort d'un de ses membres, capitaine des gardes de Charles Ier, roi d'Angleterre, était fils de Michel-Louis de Roujoux, écuyer, et de dame Françoise le Vaillant de Ponanrun. Il fut reçu avocat au parlement, exerça au siège présidial de Landerueau, fut nommé lieutenant-maire de cette ville en 1780, procureur du roi en 1782, député aux Etats de Bretagne en 1789, et commissaire du roi près le district de Landerneau en 1790. Elu, le 11 septembre 1791, député du Finistère à l'Assemblée législative, le 5e sur 8, par 235 voix sur 412 votants, il siégea parmi les modérés, fit partie du comité de la marine, proposa (20 octobre) une adresse au peuple sur la tolérance religieuse, et demanda que la loi contre les émigrés n'atteignît que les anciens fonctionnaires. Après la session, il fut élu (11 septembre 1792) accusateur publie près le tribunal criminel de Quimper, fut délégué en juin suivant au comité de résistance fédéraliste de Caen, signa la protestation de ce comité contre la Montagne, fut mis hors la loi, échappa aux poursuites, et fut réintégré dans ses fonctions d'accusateur public après le 9 thermidor. Elu, le 24 germinal an VI, député du Finistère au Conseil des Anciens par 153 voix sur 201 votants, il fut rapporteur de la commission de la marine et célébra dans un discours les victoires de l'armée d'Italie. Partisan du coup d'Etat de brumaire, il fut membre du Tribunat à sa création (4 nivôse an VIII), appuya l'organisation de tribunaux spéciaux, combattit le projet de loi sur l'instruction criminelle, fit partie de la commission du Concordat, et fut nommé, le 23 germinal an X, préfet de Saône-et-Loire. Membre de la Légion d'honneur (26 prairial an XII), officier de l'ordre (25 germinal an XIII), baron de l'empire (11 juin 1810) avec droit de transmission du titre à son fils, il fut révoqué de ses fonctions de préfet par la première Restauration (1814), fut appelé, aux Cent-Jours, à la préfecture du Pas-de-Calais (6 avril 1815), puis a celle d'Euro-et-Loir (17 mai suivant), et de nouveau destitué à la seconde Restauration. Il avait obtenu du roi en 1814 une pension de 6,000 francs; mais, ayant accepté du service pendant les Cent-Jours, il vit sa pension réduite de moitié le 23 février 1816. Il réclama vainement contre cette mesure, et n'obtint pas davantage d'être replacé comme préfet, ainsi qu'il le demanda à plusieurs reprises, notamment en août 1815 et en 1818 : « Si dans ces derniers moments d'orage, écrivait-il à cette occasion en parlant des Cent-Jours, j'ai accepté la préfecture de Chartres, ce peut être une erreur politique, mais non pas une faute de sentiment; je n'avais pas prêté serment au roi, et cependant j'ai constamment administré dans les intérêts de Sa Majesté. » Il termina ses jours à Brest, occupé de littérature et de poésie.


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