Joseph Zangiacomi

1766 - 1846

Informations générales
  • Né le 19 mars 1766 à Nancy (Meurthe - France)
  • Décédé le 12 janvier 1846 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 6 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Meurthe
Groupe
Modérés
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 13 octobre 1795 au 20 mai 1798
Département
Meurthe
Groupe
Modérés

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents et pair de France, né à Nancy (Meurthe) le 19 mars 1766, mort à Paris le 12 janvier 1846, « fils de Joseph Zangiacomi, marchand, et de Françoise Vially », d'une famille italienne d'origine, établie en Lorraine à la suite du roi Stanislas, il fut reçu en 1785 avocat au parlement de Lorraine et exerça cette profession à Nancy.

Il était procureur-syndic dans cette ville, lorsqu'il fut élu, le 6 septembre 1792, député de la Meurthe à la Convention, le 8e et dernier, par 248 voix (490 votants) ; il siégea parmi les modérés, fit partie du comité de salut public (9 janvier 1793) et répondit au 3e appel nominal dans le procès du roi : « Je n'aurais jamais accepté une cumulation de pouvoirs telle que celle qu'on suppose nous avoir été donnée par nos commettants. Rappelez-vous de ce mot échappé à Charles Ier : Rien n'est plus abject qu'un roi détrôné. La honteuse existence de Louis aura au moins cet avantage de déjouer les complots ambitieux, et de servir d'épouvantail à tous ses pareils. Je vote pour la détention pendant la guerre et le bannissement à la paix. » Il se prononça en outre pour l'appel et pour le sursis, parut rarement à la tribune, fit partie du comité des secours, et fit décider l'établissement de bureaux de bienfaisance à Paris, et voter d'importants secours pour les départements.

Réélu député de la Meurthe au Conseil des Cinq-cents, le 21 vendémiaire an IV, il y fit une motion relative à la liquidation des pensionnaires et gagistes de la liste civile, sortit du Conseil en l'an VI, refusa l'ambassade de Suède, et fut nommé, le 15 pluviôse an VII, substitut au tribunal de Cassation.

Aussi remarquable par l'étendue de ses connaissances que par une rare lucidité d'esprit, il se distingua dans ces fonctions, devint juge de cassation le 19 germinal an VIII, fut promu, le 25 prairial an XII membre de la Légion d'honneur, et cumula bientôt avec ses fonctions judiciaires celles de maître des requêtes (1813) puis de conseiller d'Etat. En cette qualité, il fut chargé de rapports importants, notamment pour la demande en révision du procès de Lesurques.

En 1831, M. Zangiacomi devint président de la chambre des requêtes de la Cour de cassation ; le 11 octobre 1832, le gouvernement de Louis-Philippe l'éleva à la dignité de pair. Il avait été fait baron de l'Empire le 27 septembre 1810, et promu grand officier de la Légion d'honneur.


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