Pierre, Jean-Baptiste Auguis

1747 - 1810

Informations générales
  • Né le 19 octobre 1747 à Melle (Deux-Sèvres - France)
  • Décédé le 17 février 1810 à Melle (Deux-Sèvres - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 4 septembre 1791 au 20 septembre 1792
Département
Deux-Sèvres
Groupe
Droite
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 5 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Deux-Sèvres
Groupe
Centre
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 11 avril 1798 au 26 décembre 1799
Département
Deux-Sèvres
Groupe
Majorité
Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 25 décembre 1799 au 17 février 1810
Département
Deux-Sèvres
Groupe
Bonapartiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député à l'Assemblée législative de 1791 membre de la Convention, député au Conseil des Anciens, au Conseil des Cinq-Cents et au Corps législatif, de l'an VIII à 1810, né à Melle (Deux-Sèvres) le 19 octobre 1747, mort à Melle le 17 février 1810, il appartenait à une vieille famille du Poitou; il entra dans l'armée, et était capitaine de dragons en 1789. Imbu des idées de la Révolution, il quitta l'épée pour la toge, et devint président du tribunal de Melle; il refusa, peu après, le poste de procureur-général en Corse. Le 4 septembre 1791, il fut élu député des Deux-Sèvres à l'Assemblée législative par 145 voix sur 310 votants, et réélu à la Convention, le 5 septembre 1792, par 220 voix sur 385 votants. Dans le procès de Louis XVI, au 2e appel nominal, Auguis s'exprima ainsi : « La Convention, par son décret, m'a rendu juge; elle eût pu faire autrement, mais le peuple qui est souverain, et dont les droits sont imprescriptibles, ne m'a chargé d'aucune représentation à ce sujet. J'ai pense que l'appel au peuple serait une mesure dangereuse, les malveillants, tant intérieurs qu'extérieurs, profitant de ce mouvement dans la République pour y répandre un trouble universel. Pour éviter ces malheurs, je dis : non. » Au 3e appel nominal, il motiva son vote comme suit: « J'obéis au décret qui m'a rendu juge. Le tyran mérite la mort; mais ne serait-il pas plus utile de le garder pendant la guerre et de le déporter à la paix? Je vote pour ce dernier parti. »

Après le 9 thermidor, il fut chargé de poursuivre à Marseille les complices de Robespierre, fut nommé, à son retour, membre du Comité de salut public, et, lors du mouvement du 12 germinal (avril 1795), marcha contre les faubourgs et fut blessé. Le 1er prairial, il se mit à la tête des troupes, et délivra la Convention envahie par le peuple. Elu député des Deux-Sèvres au Conseil des Anciens le 21 vendémiaire an IV, il entra au conseil des Cinq-Cents le 22 germinal an VI. Auguis accueillit avec faveur le coup d'état de brumaire, fut nommé, par le Sénat conservateur, député au Corps législatif, le 4 nivôse an VIII, et fut confirmé par le Sénat conservateur comme député des Deux-Sèvres, le 18 février 1807.


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