François Aubry

1747 - 1798

Informations générales
  • Né le 12 décembre 1747 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 17 juillet 1798 à Démérary (Guyana)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 6 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Gard
Groupe
Girondins
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 15 octobre 1795 au 4 septembre 1797
Département
Gard
Groupe
Clichyens

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention et du Conseil des Cinq-Cents, né à Paris, le 12 décembre 1747, mort à Démérary (Guyane hollandaise), le 17 juillet 1798, il était capitaine d'artillerie en 1789.

Partisan déclaré des idées de la Révolution, maire de Nîmes en 1790, il fut élu membre de la Convention par le département du Gard, le 6 septembre 1792, avec 315 voix sur 492 votants.

Envoyé de suite en mission dans le Midi, il se trouva, au siège de Toulon, en contradiction avec Bonaparte dont il n'approuvait pas les plans d'attaque.

Rentré à la Convention, il assista au jugement de Louis XVI et fit la déclaration suivante au 3e appel nominal :

« J'ai déclaré hier Louis coupable de conspiration contre la liberté et d'attentats contre la sûreté générale de l'Etat; je vote pour la mort et je renvoie l'exécution après les assemblées primaires qui auront lieu pour la ratification de la Constitution. Mon opinion est indivisible. »

Le 3 août 1793, il fit décréter que, dans chaque commune, toutes les cloches, sauf une, seraient à la disposition du ministre de la Guerre. Signataire de la protestation des 73 contre le 31 Mai, il fut arrêté et détenu jusqu'au 9 Thermidor ; il rentra alors à la Convention et succéda à Carnot au Comité de Salut Public pour les questions militaires; en cette qualité, il destitua un grand nombre d'officiers accusés de terrorisme, entre autres Masséna, Bonaparte, etc., et prit personnellement la plus grande part au mouvement de Prairial. Accusé, de ce chef, à la séance du 14 thermidor an III, il quitta le Comité de Salut Public et s'allia plus étroitement au club monarchique dit de Clichy, où dominait l'élément contre-révolutionnaire et dont l'influence devenait prépondérante.

Il fut au nombre des conventionnels qui entrèrent au Conseil des Cinq-Cents, le 23 vendémiaire an IV, et fut décrété d'arrestation, en raison de son attitude anticonstitutionnelle au 13 vendémiaire ; mais le décret ne fut pas exécuté.

Il appuya le projet d'amnistie générale de Camus, fit rapporter la loi du 3 brumaire qui déclarait inadmissibles aux fonctions publiques les nobles et les parents d'émigrés, et travailla activement au renversement du Directoire.

Le 18 Fructidor déjoua tous ses projets; arrêté et transporté à Rochefort, il fut embarqué pour Cayenne, d'où il réussit à s'échapper sur une petite barque. avec Pichegru et quelques autres ; il aborda à Démérary où il mourut.


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