Claude, Antoine, Augustin Blad

1764 - 1802

Informations générales
  • Né le 20 août 1764 à Brest (Finistère - France)
  • Décédé le 8 décembre 1802 à Toulon (Var - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 6 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Finistère
Groupe
Girondins
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 26 octobre 1795 au 29 mai 1798
Département
Finistère
Groupe
Minorité

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

membre de la Convention et député au Conseil des Cinq-cents, né à Brest (Finistère), le 20 avril 1764, mort à Toulon, le 8 décembre 1802, était employé d'administration de la marine à Brest avant la Révolution. Le 6 septembre 1792, le département du Finistère l'élut membre de la Convention, par 264 voix sur 417 votants ; il siégea parmi les Girondins; dans le procès de Louis XVI, il vota l'appel au peuple et le sursis, et répondit, au 3e appel nominal: « Je déclare voter en liberté pleine et entière, et n'être mû par aucun sentiment de crainte ni de haine. Je déclare me croire revêtu de pouvoirs suffisants, et même d'un mandat tacite pour juger Louis. Je suis persuadé qu'il a mérité la mort; mais, dit-on, toutes les puissances de l'Europe vont nous faire une guerre terrible. Je réponds que dans toutes les hypothèses, leurs efforts seront les mêmes, puisqu'elles combattent, non pour le roi, mais pour la royauté. Je vote donc pour la mort. Mais si, à l'exemple des Anglais, vous faites tomber la tête d'un roi conspirateur sur l'échafaud, vous devez, à l'exemple de Rome, chasser la famille des Tarquins. En conséquence, je vote pour que la mort de Louis soit le signal de l'expulsion de toute sa famille. »

Signataire de la protestation du 6 juin 1793 contre la journée du 31 mai, si fatale à la Gironde, il fut du nombre des 73 députés décrétés d'arrestation et fut emprisonné jusqu'au 9 thermidor, qui lui rendit son siège à la Convention. Sa longue détention et les dangers courus expliquent presque l'ardeur qu'il montra comme thermidorien, ce qui ne l'empêcha pas de conserver dans sa mission dans l'Ouest, avec Tallien, une modération qui tempérait heureusement la brutalité de son collègue. Après Quiberon, il demanda instamment qu'on épargnât au moins les émigrés âgés de moins de 16 ans au moment de leur départ; mais la Convention prit un décret contraire. Le 4 brumaire an IV, Blad entra au Conseil des Cinq-cents comme conventionnel; il y siégea parmi la majorité suspecte de royalisme, en sortit en 1798, et disparut de la scène politique.


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