Nicolas, François Blaux

1729 - 1822

Informations générales
  • Né le 5 septembre 1729 à Rambervillers (Vosges - France)
  • Décédé le 26 mai 1822 à Ancy-sur-moselle (Moselle - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 7 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Moselle
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention et député au Conseil des Anciens, né à Rambervillers (Vosges) le 5 septembre 1729, mort à une date inconnue, il était avocat en 1751, officier dans la garde nationale de Sarreguemines en 1789, et maire de Sarreguemines.

L'ardeur avec laquelle il embrassa les idées de la Révolution le fit élire, le 7 septembre 1792, membre de la Convention par le département de la Moselle, à la pluralité des voix sur 320 votants. Il siégea au côté droit, et, dans le procès de Louis XVI, répondit, au 3e appel nominal : «J'avais trois fils; le premier est mort en Amérique, le second à Francfort; je viens d'offrir le troisième à Custine. Je suis convaincu que Louis a mérité la mort par ses crimes, mais comme je serais récusable si je la prononçais, je vote, comme législateur, pour la peine la plus légère, pour la détention jusqu'à la paix, et pour le bannissement à cette époque. »

Favorable au parti de la Gironde, et signataire de la protestation du 6 juin 1793 contre la journée du 31 mai, il fut des 73 conventionnels décrétés d'arrestation le 12 vendémiaire an II; déjà âgé et malade d'une hernie, il écrivit au comité de Salut public pour être mis en arrestation chez lui, ce qui fut accordé.

Envoyé en mission dans la Somme, le 14 germinal an III, pour y activer l'arrivée des subsistances à Paris, il se trouvait à Amiens, le 3 avril 1795, lorsqu'une émeute y éclata par suite de la cherté des vivres. Assailli par une bande de huit à neuf cents hommes et femmes, qui lui arrachèrent son costume, « un tiers de ses cheveux », ses souliers, son mouchoir et un assignat de 25 francs, Blaux refusa de crier : « Vive Louis XVII ! » Alors on lui cracha au visage, et on faillit l'étrangler, dit son rapport, avec la cravate de son chapeau. Jeté par les émeutiers dans la prison de l'évêché, il fut délivré six heures après. Trente-trois séditieux furent déférés an tribunal criminel d'Amiens, qui les acquitta. Blaux s'empressa, quand même, de les faire remettre en prison, mais leur accorda bientôt la liberté sous caution.

Le 24 vendémiaire an IV, le département de la Moselle envoya Blaux, par 116 voix, siéger au Conseil des Anciens, ou il compta parmi les modérés. Il en sortit en 1798, et quitta la vie politique.


Retour haut de page