Pierre Dumoustier

1771 - 1831

Informations générales
  • Né le 17 mars 1771 à Saint-quentin (Aisne - France)
  • Décédé le 15 juin 1831 à Nantes (Loire-Atlantique - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Cent-Jours
Législature
Chambre des représentants
Mandat
Du 12 mai 1815 au 13 juillet 1815
Département
Loire-Inférieure
Groupe
Bonapartiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Représentant à la Chambre des Cent-Jours, né à Saint-Quentin (Aisne) le 17 mars 1771, mort à Nantes (Loire-Inférieure) le 15 juin 1831, d'une famille protestante, il était fils de Gabriel-Etienne-René Dumoustier, et de Louise-Henriette-Emilie Le Serrurier.

Il partit comme réquisitionnaire avec le 1er bataillon de Saint-Quentin le 23 août 1793, devint sergent le 11 vendémiaire an II, et fut incorporé comme soldat, le 27 pluviôse suivant, dans le 6e hussards, à l'armée du Nord. Brigadier-fourrier le 14 prairial, il reçut en fructidor une blessure grave qui l'obligea de rentrer en France. Aide de camp, à titre provisoire, du général Krieg à l'armée des côtes de Brest et de Cherbourg, il obtint en l'an IV la confirmation de son grade et le brevet de sous-lieutenant.

Il était capitaine lors du coup d'Etat de brumaire, auquel il prit, sous les ordres de Bonaparte, une part des plus actives. Il combattit ensuite à Marengo dans la garde consulaire, puis s'embarqua pour l'Egypte. Le 28 ventôse an X, il fut adjoint à l'état-major du palais du gouvernement. Membre de la Légion d'honneur le 15 pluviôse an XII, il fut promu le 25 prairial suivant commandeur du même ordre, et, le 4 brumaire, colonel du 34e régiment d'infanterie de ligne.

Dans le 5e corps de la grande armée, il assista aux principaux combats des campagnes d'Autriche et de Prusse, fut nommé général de brigade sur le champ de bataille, continua de faire la guerre en Pologne (1807), puis en Espagne, reçut, le 27 novembre 1808, le titre de baron de l'Empire, et passa comme colonel aux chasseurs à pied de la garde impériale. Après la paix de Vienne, il retourna en Espagne, où il obtint le grade de général de division de la garde, le 24 juillet 1811. Pendant la campagne de 1812, il eut le commandement d'une division à l'armée du Nord de l'Espagne, puis il fut rappelé en France en janvier 1813. Il se distingua ensuite en Saxe à Lützen, à Bautzen, à Dresde, où il fut grièvement blessé d'un coup de biscaïen à la jambe gauche : cette blessure l'empêcha de prendre part aux opérations de la campagne de France.

Créé comte de l'Empire, il refusa la croix de Saint-Louis que lui offrit en 1814 le gouvernement royal, et fut, cette année même, admis à la retraite.

Pendant les Cent-Jours, Napoléon le désigna pour être employé à la défense de Paris; mais « les événements qui se succédaient avec rapidité, dit une biographie, ne lui permirent pas de suivre cette destination ». D'autre part, Dumoustier fut élu, le 12 mai 1815, membre de la Chambre des représentants par le collège de département de la Loire-Inférieure, qui lui donna 31 voix sur 57 votants et 211 inscrits.

Poursuivi par la seconde Restauration, exilé de Nantes en 1816, il fut tiré de sa retraite, pour quelques mois, par la monarchie de juillet, qui lui confia, le 5 août 1830, le commandement de la 12e division militaire (Nantes). Nommé inspecteur général d'infanterie dans cette division, et grand-officier de la Légion d'honneur les 13 et 21 mars 1831, il fut renversé de cheval lors d'une tournée faite aux environs de Beaupréau, le 25 avril, et se cassa la cuisse gauche, accident qui motiva son remplacement le 13 mai. Il mourut le 15 juin, des suites de l'amputation.


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