Pierre, Ambroise Plougoulm

1796 - 1863

Informations générales
  • Né le 16 janvier 1796 à Rouen (Seine-Inférieure - France)
  • Décédé le 17 mars 1863 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 1er août 1846 au 24 février 1848
Département
Morbihan
Groupe
Majorité gouvernementale

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1846 à 1848, né à Rouen (Seine-Inférieure) le 16 janvier 1796, mort à Paris le 17 mars 1863, il étudia le droit à Paris et se fit inscrire au tableau de l'ordre des avocats en 1821. L'année suivante, il fut au nombre des défenseurs des sergents de la Rochelle.

Dévoué, sous la Restauration, aux idées libérales, M. Plongoulm se rallia avec empressement au régime issu de la révolution de juillet, reçut la croix de la Légion d'honneur, et devint, en 1834, substitut du procureur général à Paris, Avocat général en 1835, il fut chargé, en cette qualité, de prendre la parole devant la Chambre des pairs lors du procès d'avril et dans l'affaire Fieschi. Le zèle avec lequel il s'acquitta de cette tâche lui valut d'être promu procureur général à Amiens (1839), puis à Toulouse, où il se vit, de la part des républicains, l'objet de manifestations hostiles qui l'obligèrent à quitter la ville lors des troubles du recensement (1841) (Voy. Mahul). Quand il revint à son poste, le gouvernement le destitua pour avoir manqué de fermeté en présence de l'émeute. Bientôt réintégré dans la magistrature, il occupa le poste de procureur général à Nîmes (1842), puis à Rennes (1843), et celui de premier président à cette dernière cour (1845).

Le 1er août 1846, il fut élu député du 1er collège du Morbihan (Vannes), par 123 voix (134 votants, 203 inscrits). Il siégea dans la majorité conservatrice qui soutint jusqu'au bout le ministère Guizot, quitta la vie parlementaire à la révolution de 1848, et donna également alors sa démission de magistrat.

Mais appelé, le 25 août 1849, aux fonctions d'avocat général à la Cour de cassation, il se rallia à l'Empire, et reçut, le 30 juin 1854, un siège de conseiller à la même cour.

Commandeur de la Légion d'honneur (1845).

M. Plougoulm a publié quelques écrits politiques :
- l'Hérédité de la pairie (1831) ;
- les Evénements de Toulouse (1841).

Il est aussi l'auteur de traductions de Cicéron et de Démosthène.


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