Félix Barthe

1795 - 1863

Informations générales
  • Né le 28 juillet 1795 à Narbonne (Aude - France)
  • Décédé le 28 février 1863 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 21 octobre 1830 au 9 février 1831
Département
Seine
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
Ire législature
Mandat
Du 10 février 1831 au 31 mai 1831
Département
Seine
Régime politique
Monarchie de Juillet - Chambre des députés
Législature
IIe législature
Mandat
Du 5 juillet 1831 au 4 avril 1834
Département
Seine

Mandats au Sénat ou à la Chambre des pairs

Sénateur
du 31 décembre 1852 au 28 février 1863

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député de 1830 à 1834, ministre, pair de France et sénateur du second Empire, né à Narbonne (Aude), le 28 juillet 1795, mort à Paris, le 28 février 1863, il fit ses études au collège Saint-Rémy de Toulouse, et, après avoir suivi les cours de la Faculté de droit, vint faire son stage à Paris et s'affilia aux carbonari.

Il acquit de bonne heure une situation en vue dans le parti libéral en prononçant un discours aux funérailles du jeune Lallemand, tué par un garde royal (juin 1820) en criant: « Vive la Charte ! » dans une émeute sur la place de la Concorde; Barthe attaqua le meurtrier devant le conseil de guerre qui refusa de l'entendre, et adressa aux journaux une protestation dont la censure arrêta la publication. Il plaida dès lors dans la plupart des procès politiques, fit acquitter le lieutenant-colonel Caron devant la Chambre des pairs, défendit, à Colmar, trois des accusés de Béfort, puis, à Paris, les quatre sergents de la Rochelle, et le député du Bas-Rhin, Koechlin, pour sa brochure sur le complot de Colmar; dans cette dernière affaire (juillet 1823), Barthe paya d'une suspension d'un mois la vivacité de sa défense ; il plaida encore, devant la Chambre des députés, pour le « Journal du Commerce », coupable d'avoir apprécié trop librement les élections, et qui fut condamné au minimum de la peine.

Barthe prit une part active à la Révolution de 1830, à la protestation des journalistes et aux travaux de la commission municipale, et fut nommé alors procureur du roi près le tribunal civil de la Seine.

Elu député, le 21 octobre 1830, dans le 7e arrondissement électoral de Paris, par 381 voix sur 709 votants, en remplacement de M. Bavoux, nommé conseiller maître à la Cour des comptes, M. Barthe entra dans le ministère disloqué de M. Laffitte, 27 décembre 1830, pour remplacer à l'instruction publique M. Mérillou, qui devint garde des sceaux ; il fut soumis de ce chef à la réélection, et élu, dans le même arrondissement, le 10 février 1831, par 527 voix contre 286 données à son concurrent, M. Bavoux.

Le 12 mars suivant, il échangea, dans le nouveau cabinet Casimir Périer, le portefeuille de l'Instruction publique contre celui de la Justice, et fut réélu député, le 5 juillet, dans le 11e arrondissement électoral de Paris, par 589 voix sur 976 votants, contre 330 voix données à M. Boulay de la Meurthe. Il garda les sceaux jusqu'au 4 avril 1834, et tomba avec le ministère de Broglie; il avait fait adopter quelques modifications au Code pénal, dont la nouvelle édition fut promulguée par ses soins, le 28 avril 1832; il fut alors nommé pair de France (4 avril 1834), et président de la Cour des Comptes.

Il reprit les sceaux dans le ministère Molé, le 15 avril 1837, et les garda jusqu'au renversement de ce ministère par la coalition, le 31 mars 1839.

Rentré à la présidence de la Cour des Comptes, il fut fait grand-croix de la Légion d'honneur le 19 avril 1846, révoqué comme premier président en 1848, mais réintégré en 1849, et fut nommé sénateur du second Empire le 31 décembre 1852.

Ses opinions d'autrefois s'étaient singulièrement adoucies; il prit quelquefois la parole dans la Chambre haute, et notamment dans la discussion de l'adresse, le 6 mars 1861, en soutenant un amendement qui demandait « le maintien à Rome de la souveraineté temporelle du Saint-Siège, sur laquelle repose l'indépendance de son autorité spirituelle. » Dans une lettre du 8 mars 1861, M. Mérimée, collègue de M. Barthe, donna une explication de ce discours, qui avait un peu surpris de la part d'un ancien carbonaro : « Savez-vous, dit-il, pourquoi M. Barthe, qui d'ordinaire est assez lourd, a été meilleur que de coutume dans son discours sur l'amendement? C'est qu'il avait consulté une nymphe Egérie, et cette nymphe n'est autre que notre ami Thiers. »

Date de mise à jour: octobre 2017


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