Nicolas Bacharetie de Beaupuy

1751 - 1802

Informations générales
  • Né le 5 avril 1751 à Saint-médard-de-mussidan (Dordogne - France)
  • Décédé le 20 septembre 1802 à Saint-géry (Dordogne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 11 septembre 1791 au 20 septembre 1792
Département
Dordogne
Groupe
Modérés
Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 25 décembre 1799 au 19 septembre 1802
Département
Dordogne
Groupe
Bonapartiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député à l'Assemblée législative de 1791, au Conseil des Anciens et membre du Sénat conservateur, né à Saint-Médard-de-Mussidan (Dordogne), le 5 avril 1751, mort à Saint-Géry (Dordogne), le 20 septembre 1802, d'une vieille famille du Périgord, il entra dans l'armée à 25 ans comme sous-lieutenant au régiment de Dauphin dragons, eut un avancement fort lent, et fut nommé, peu de temps avant la Révolution, capitaine dans le régiment de Mestre de camp dragons.

Lorsque la loi interdit aux nobles les fonctions militaires, il prit sa retraite (27 juillet 1791) étant déjà chevalier de Saint-Louis, et devint commandant de la garde nationale et maire de Mussidan, puis administrateur de la Dordogne et commissaire près l'administration centrale du même département; c'était un partisan éclairé des principes de 1789.

Elu député de la Dordogne à l'Assemblée législative, le 11 septembre 1791, par 244 voix sur 444 votants, il siégea parmi les modérés, fut membre du comité militaire, déposa sur le bureau de l'Assemblée, après la journée du 17 août 1792, sa croix de Saint-Louis, afin d'en frapper une médaille destinée à récompenser le premier soldat qui se distinguerait contre l'ennemi, et fut envoyé en mission au camp de Châlons. Pendant la session, on voulut l'obliger à dénoncer les membres fayettistes de l'Assemblée pour les arrêter : « Commencez par moi, répondit-il, ouvrez mon coeur, vous y verrez qu'on peut voter pour Lafayette avec des intentions pures. »

Non réélu à la Convention, il revint à Mussidan exercer ses fonctions municipales, y accepta, dans l'intérêt du bon ordre, la présidence du comité révolutionnaire, mais, suspect de modérantisme, fut suspendu de ses fonctions.

Après thermidor, il fut nommé (floréal an III) commissaire du directoire exécutif près le district de Mussidan, et élu, le 24 germinal an VII, à la presque unanimité, député de la Dordogne au Conseil des Anciens.

Ayant prêté son concours au coup d'état de brumaire, il fut nommé, le lendemain, par les Consuls, membre de la commission intérimaire des Anciens, et le 3 nivôse suivant (an VIII) entra au Sénat conservateur. Il mourut pendant un voyage qu'il avait fait à Mussidan.

Date de mise à jour: février 2013


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