Joseph Carez

1752 - 1801

Informations générales
  • Né le 15 mars 1752 à Toul (Meurthe - France)
  • Décédé le 6 juillet 1801 à Toul (Meurthe-et-Moselle - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 31 août 1791 au 20 septembre 1792
Département
Meurthe
Groupe
Modérés

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député à l'Assemblée législative de 1791, né à Toul (Meurthe), le 15 mars 1752, mort à Toul, le 6 juillet 1801, fils de l'imprimeur de l'évêque de Toul, il s'éprit d'abord de l'état de chanteur, et figura même un instant à l'Opéra; mais l'insuccès le fit revenir à Toul où il reprit l'imprimerie paternelle.

Ayant entendu parler des essais de polytypage tentés par Hoffmann, il se livra aux mêmes études dès 1783, inventa le clichage, qui substitue aux caractères mobiles des plaques de métal fondu d'une seule pièce, et fit paraître, en 1786 ,un livre d'église avec notes, tiré par ce procédé. Les éditions diverses et successives qui suivirent. furent appelées par lui omotypes.

La Révolution, dont il embrassa les principes, vint interrompre ses travaux et le jeta dans la politique. Il devint administrateur du district de Toul, et fut élu, le 31 août 1791, député de la Meurthe à l'Assemblée législative, le 3e sur 8, par 344 voix sur 443 votants.

Membre du comité des assignats, il indiqua des procédés de fabrication que sa profession lui avait rendus familiers, siégea parmi les modérés, se déclara contre les mesures de rigueur contre les prêtres insermentés, et demanda la vérification par les départements de toutes les dénonciations portées contre eux.

Après la session, Carez revint à Toul; ses ouvriers avaient abandonné l'imprimerie pendant son absence; il dut les remplacer lui-même, et imprima, d'après ses procédés de stéréotypage, un Dictionnaire de la Fable et une Bible en petits caractères (corps 6) avec une grande netteté.

Nommé commandant du bataillon de la garde nationale auxiliaire de Toul, Carez fit campagne sur le Rhin, revint à ses presses après la levée du blocus de Landau, et publia des petits livres patriotiques assez exaltés : l'Alphabet républicain, l'Ami des jeunes républicains, etc.

Carez se rallia au succès du coup d'Etat de brumaire, et fut nommé par le gouvernement consulaire sous-préfet de Toul (1801); il mourut peu de mois après.