Vincent, Claude Corbel du Squirio

1749 - 1825

Informations générales
  • Né le 4 mars 1749 à Baud (Morbihan - France)
  • Décédé le 19 janvier 1825 à Baud (Morbihan - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 1er septembre 1791 au 20 septembre 1792
Département
Morbihan
Groupe
Gauche
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 17 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Morbihan
Groupe
Plaine

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député à l'Assemblée législative de 1791, membre de la Convention et député au Conseil des Anciens, né à Baud (Morbihan), le 4 mars 1749, mort à Baud, le 19 janvier 1825, il était d'une famille de judicature de Baud, où il occupa lui-même les fonctions de sénéchal.

En 1790, il fut élu administrateur du Morbihan, puis juge au tribunal du district à Pontivy; le 1er septembre 1791, le département l'élut député à l'Assemblée législative, le 5e sur 8, par 257 voix sur 386 votants. Il siégea au côté gauche, fit partie du comité de législation, et combattit à la tribune un projet de fixation de la contribution foncière. A la séance du 6 mars 1792, il proposa de ne pas appliquer l'impôt sur le salaire du travail manuel « parce que c'est la nature et non la société qui donne le droit de vivre », mais de l'appliquer entièrement sur les revenus, « parce que c'est la société et non la nature qui a institué la rente ». Ses nombreuses lettres à ses commettants, dont M. René Kerviler a publié des extraits, attestent l'ardeur de ses sentiments républicains : « Plusieurs se terminent par la formule : Ça ira, et il y est beaucoup question de la ligue infernale des Catilina tonsurés. »

Réélu par le même département, membre de la Convention, le 17 septembre 1792, le 3e sur 8, par 257 voix sur 429 votants, il siégea dans la Plaine, et, dans le procès de Louis XVI, répondit au 3e appel nominal: « Je déclare que Louis convaincu d'attentat contre la sûreté générale a mérité la mort, mais dans les circonstances où nous nous trouvons, comme c'est en hommes d'Etat que nous devons prononcer, et qu'une mesure de sûreté générale est préférable à une application rigoureuse de la loi, je demande que Louis et sa famille soient gardés au Temple, ou dans toute autre ville jusqu'à la paix. » Attaché au parti de la Gironde, il fut proscrit au 31 mai, jeté en prison et réintégré au 9 thermidor. Envoyé en mission dans les Côtes-du-Nord et le Morbihan, il prit quelque peu part à la guerre contre les chouans, fut un des instigateurs du drame de Quiberon, et, après la session, entra comme conventionnel au Conseil des Anciens (4 brumaire an IV); il y siégea jusqu'en prairial an V.

Sous l'Empire, il devint, en février 1806, membre de la cour criminelle du Morbihan, jusqu'à la réorganisation de 1811 (mars), puis président du tribunal prévôtal des douanes à Lorient. Exilé comme régicide (loi du 12 janvier 1816), il fut amnistié le 25 novembre 1818, et revint mourir dans son pays natal.


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