Jean-Pierre Couturier

1741 - 1818

Informations générales
  • Né le 17 novembre 1741 à Porcelette (Moselle - France)
  • Décédé le 5 octobre 1818 à Issy (Hauts-de-Seine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 3 septembre 1791 au 20 septembre 1792
Département
Moselle
Groupe
Gauche
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 6 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Moselle
Groupe
Montagne
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 16 octobre 1795 au 26 décembre 1799
Département
Moselle
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député à l'Assemblée législative de 1791, membre de la Convention, et député au Conseil des Cinq-Cents, né à Porcelette (Moselle), le 17 novembre 1741, mort à Issy (Seine), le 5 octobre 1818, il était, au moment de la Révolution, lieutenant civil et criminel du bailliage de Bouzonville ; il devint, en 1790, juge au tribunal du même district.

Elu, le 3 septembre 1791, député de la Moselle à l'Assemblée législative, le 1er sur 8, par 227 voix sur 442 votants, il demanda (16 mars 1792) d'accorder une amnistie pleine et entière à Jourdan « Coupe-Tête » et à ses complices d'Avignon, et (13 mai) d'emprisonner les prêtres qui refuseraient de prêter le nouveau serment.

Elu, le 6 septembre 1792, dans le même département, membre de la Convention, le 3e sur 9, par 152 voix sur 298 votants, il était en mission dans la Moselle lors du procès de Louis XVI, et ne prit pas part au jugement.

En mission dans Seine-et-Oise (septembre 1793), il sévit contre les prêtres et contre les juges ; il maria nombre de prêtres « sans-culottes », et proposa de défricher le parc de Versailles. Quant aux juges : « J'étais, disait-il, à 26 ans, juge en chef du plus grand bailliage de la ci-devant Lorraine, et je terminais tous les procès à l'amiable, sans souffrir que les parties fussent rongées par la vermine. » Il voulait faire disparaître de la surface de la République « ce monstre de la chicane ». Lors de la condamnation de Carrier, Couturier approuva sa conduite, et lui reprocha seulement de n'avoir pas tenu compte des ordres de la Convention.

Le département de la Moselle l'envoya siéger au Conseil des Cinq-Cents, le 24 vendémiaire an IV, par 109 voix ; il en sortit l'année suivante, pour y rentrer le 24 germinal an VI. Il y réclama et obtint (thermidor an VI) la vente des biens du clergé protestant, et combattit l'impôt sur le sel.

Le coup d'Etat de brumaire le rendit à la vie privée.


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