François Carpot

1862 - 1936

Informations générales
  • Né le 11 mai 1862 à Saint-louis-du-sénégal (Sénégal)
  • Décédé le 4 novembre 1936 à Asnières (Hauts-de-Seine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 27 avril 1902 au 31 mai 1906
Département
Sénégal
Groupe
Union démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 6 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Sénégal
Groupe
Gauche démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 8 mai 1910 au 31 mai 1914
Département
Sénégal
Groupe
Gauche radicale

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 11 mai 1862 à Saint-Louis du Sénégal; mort le 4 novembre 1936 à Asnières (Seine).

Député du Sénégal de 1902 à 1914.

François Carpot, dont le père était commissaire de la Marine, fit ses études de droit à Bordeaux puis à Paris où il obtint son diplôme de docteur. Avocat à, la Cour, il fut nommé conseiller de préfecture dans la Corrèze, en 1889. En 1898, il fut candidat à la députation, à Saint-Louis du Sénégal, mais n'obtint que 2 511 voix contre 2.895 au comte d'Agoult. Au contraire, le 27 avril 1902 il écrasa son ancien rival qui n'eut que 281 voix contre 3.292 à lui-même et 1.640 à M. Dreyfus. Membre de la Commission de la marine, de la Commission de comptabilité pour l'année 1904; et de la Commission de révision de la loi de 1853 sur les pensions civiles, il rapporta divers textes concernant notamment : la répression de la candidature officielle (1902) ; la réorganisation des corps disciplinaires de l'armée (1902) ; la réduction des dépenses publiques (1902) ; le règlement de la Chambre (pointage de la présence des députés aux séances de la Chambre) (1902); la répression des menées anarchistes (1902). Il prit part à diverses discussions concernant les budgets des exercices 1904, 1905 et 1908, intervenant plus particulièrement au sujet des problèmes coloniaux.

Réélu le 6 mai 1906, avec 2.857 voix sur 5.718 votants, il battit cette fois trois adversaires, Marsat, Teissière et Enguerrand de Marigny qui obtinrent respectivement 1.878, 857 et 22 Voix. Il redevint membre de diverses commissions, notamment de la Commission des affaires extérieures, des protectorats et des colonies. Il déposa plusieurs propositions de loi visant entre autres sujets : l'organisation judiciaire (1906) le règlement de la Chambre des Députés (1909), les colonies pénitentiaires (1907). Il prit part aux débats sur les budgets annuels successifs. En 1908 il avait été élu Secrétaire de la Chambre mais déclina l'année suivante une nouvelle candidature à cette fonction. De nouveau candidat lors des élections générales des 24 avril et 8 mai 1910, il l'emporta, péniblement, au second tour de scrutin sur 4 adversaires MM, Marsat, Couchard, Tisseyre et Sabourault, obtenant 1.786 voix sur 3.238 votants. Membre de diverses commissions, notamment de celle des affaires extérieures, des protectorats et des colonies, il déposa plusieurs propositions de loi concernant des questions particulières aux territoires coloniaux. Il prit part aux discussions des budgets des divers exercices. En 1912 il demanda à interpeller le Gouvernement sur la conscription des indigènes en Algérie et dans les colonies françaises. Lors des élections du 26 avril 1914, François Carpot ne recueillit que 472 voix. Blaise Diagne, candidat d'origine sénégalaise, l'emporta avec 2.424 voix.

François Carpot est mort le 4 novembre 1936 à Asnières, à 74 ans, retiré de la vie politique depuis plus de 20 ans.


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