Louis, Charles, Auguste de Houlières

1750 - 1802

Informations générales
  • Né le 26 janvier 1750 à Cherré (Maine-et-Loire - France)
  • Décédé le 14 mars 1802 à Angers (Maine-et-Loire - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 7 septembre 1791 au 20 septembre 1792
Département
Maine-et-Loire
Groupe
Majorité réformatrice
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 4 septembre 1792 au 16 avril 1793
Département
Maine-et-Loire
Groupe
Modérés

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1791, membre de la Convention, né à Cherré (Maine-et-Loire) le 26 janvier 1750, mort à Angers (Maine-et-Loire) le 17 mars 1802, fils de Louis Jean Charles de Houlières, un ancien cornette de cavalerie au régiment de Vintimille, et de Julie Belot de Marthon, il suivit la carrière militaire, fut quelque temps officier au régiment de Flandres-infanterie, et se fixa, dans les premiers temps de la Révolution, à Angers, dont il fut élu maire le 1er février 1790.

Il s'était signalé de bonne heure comme un partisan des idées nouvelles par ses Réflexions sur la prochaine tenue des Etats-Généraux (1788), signées : Un membre de la noblesse, et par son Projet de doléances pour la noblesse de la sénéchaussée d'Angers (1789). Le 4 septembre 1790, Houlières eut à réprimer un soulevement populaire causé par la hausse extrême des vivres et par les bruits d'accaparement.

Le 7 septembre 1791, il fut élu, le 1er sur 11, député de Maine-et-Loire à l'Assemblée législative, par 363 voix (535 votants, 663 inscrits). Il siégea dans la majorité, et, sans prendre la parole, vota régulièrement avec les réformateurs. On a de cette époque son Opinion sur les comités (Paris, 1791).

Réélu, le 4 septembre 1792, le 3e sur 11, député du même département à la Convention, il s'exprima ainsi au 3e appel nominal, dans le procès de Louis XVI : « J'ai voté avec confiance que Louis était coupable de conspiration; mais je ne suis pas juge ; comme législateur, je m'en tiens à des mesures de sûreté générale; je vote pour la détention pendant la guerre et la déportation à la paix. »

Bientôt il dut, pour raison de santé, donner sa démission (16 avril 1793). Il revint alors à Angers, où il mourut oublié en 1802.

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