Jean-Aimé Delacoste ou de Lacoste

1740 - 1815

Informations générales
  • Né le 7 juin 1740 à La rochelle (Charente-Inférieure - France)
  • Décédé le 14 novembre 1815 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 28 août 1791 au 20 septembre 1792
Département
Charente-Inférieure
Groupe
Majorité réformatrice

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

député en 1791 et au Conseil des Anciens, né à la Rochelle (Charente-inférieure) le 7 juin 1740, mort à Paris le 14 novembre 1815, fils unique d'un officier-major sur les navires marchands, et de Magdeleine Michau qui mourut en lui donnant le jour, fut élevé chez les Oratoriens, y fit de brillantes études, et exerça à la Rochelle la profession d'avocat. L'académie de cette ville ayant mis au concours, en 1767, l'éloge de Henri IV, il présenta, l'année suivante, un mémoire qui fut particulièrement remarqué ; la Société l'appela, le 30 décembre 1768, à siéger dans son sein. En 1768, de Lacoste figurait parmi les notables du corps de ville de la Rochelle ; secrétaire de l'intendance d'Aunis, il fut nommé, en 1771, subdélégué de l'intendance à la Rochelle, et remplit, à partir de 1781, les fonctions de conseiller assesseur de la commune, membre de l'amirauté, des échevins, de la sénéchaussée, etc. Electeur de la ville de la Rochelle, il prit part, en 1789, à l'assemblée du tiers-état de la sénéchaussée pour la nomination de son député aux Etats-Généraux; il était alors conseiller assesseur de la commune. Nommé, le 25 janvier 1790, membre de la municipalité et procureur de la commune de la Rochelle, puis, le 23 juin, administrateur du département, il présida les deux premières sessions du conseil général ouvertes a Saintes en 1790; mais il quitta ces fonctions sur la nouvelle de sa nomination de premier juge ou de président du tribunal du district de la Rochelle. A ce moment, il cessa de signer de Lacoste, comme l'avait fait son père, pour prendre le nom de Delacoste, en un seul mot. Le 28 août 1791, il fut élu, le 2e sur 10, et par 306 voix (489 votants) député de la Charente-inférieure l'Assemblée législative. Il y vota avec la majorité réformatrice. Devenu, en 1793, procureur de la commune de la Rochelle, il fut appelé, le 5 brumaire an IV, à siéger au Conseil des Anciens. Il prit une part assez active aux discussions, s'opposa à la création d'une troisième section au tribunal criminel de la Seine; parla sur le mode de se pourvoir en cassation, et sur la situation des étrangers à Paris ; fut élu secrétaire de l'Assemblée; fit prononcer des peines contre les administrateurs qui négligeraient la perception du droit de patentes; occupa le fauteuil de la présidence le 18 fructidor; donna son opinion sur le mode de juger les accusés en démence; sur les preuves de possession d'état des enfants naturels, etc., redevint, en l'an VII, président du Conseil des Anciens, et prononça en cette qualité un discours sur la fête de la souveraineté du peuple. Il quitta le Conseil pour remplir (1er prairial an VII) les fonctions de substitut du commissaire du gouvernement près le tribunal de cassation, et fut promu, le 18 avril 1800, juge à ce tribunal. Lié avec Bonaparte que son fils aîné avait connu au siège de Toulon, il seconda le coup d'Etat de brumaire, et fut inscrit un des premiers sur la liste des candidats au Sénat conservateur ; Bonaparte écrivit lui-même à la suite de son nom : « On peut faire de tout le monde un sénateur, on ne peut se passer de M. de Lacoste à la magistrature. » Le 18 avril 1800, le Sénat le nomma juge au tribunal de Cassation. Membre de la Légion d'honneur du 14 juin 1804, chevalier de l'Empire du 10 septembre 1808, de Lacoste refusa le titre de comte que l'empereur lui offrait; il exerça les fonctions de conseiller à la cour de Cassation jusqu'au 30 mars 1815, date de sa mise à la retraite par la Restauration, et mourut à Paris le 14 novembre de la même année. On a de lui, indépendamment de plusieurs rapports, discours, opinions, imprimés par ordre du Conseil des Anciens, son Eloge de Henri IV, couronné par l'académie de la Rochelle (1769).

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