François, Guillaume, Jean, Stanislas Andrieux

1759 - 1833

Informations générales
  • Né le 6 mai 1759 à Strasbourg (Bas-Rhin - France)
  • Décédé le 10 mai 1833 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 15 avril 1798 au 26 décembre 1799
Département
Seine

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Conseil des Cinq-Cents et membre du Tribunat, né à Strasbourg (Bas-Rhin) le 6 mai 1759, mort à Paris, le 9 mai 1833, il fit ses études à Paris au collège du Cardinal Lemoine, et se lia avec Collin d'Harleville aux compositions du Concours général. Placé chez un procureur, il devint, par la mort de son père, le soutien de sa famille, fut reçu avocat en 1781, et après avoir été secrétaire du duc d'Uzès, entra dans l'administration des finances, au bureau de la liquidation de la dette, où il passa chef de bureau puis chef de division. Il donna sa démission en mai 1793, pour se consacrer aux lettres, et se retira à Mèvoisins, près de Chartres, dans la campagne de son ami Collin d'Harleville.

Nommé, en 1795, juge au tribunal de cassation, il entra à l'Institut, au moment de sa réorganisation (avril 1796) ; le 26 germinal an VI, il fut élu député de la Seine au Conseil des Cinq-Cents, il y parla sur l'instruction publique, et se fit le champion de la liberté de la presse.

À la suite du 18 Brumaire, il fut nommé au Tribunat (4 nivôse an VIII), et soutint énergiquement les velléités d'indépendance de ce corps. À Bonaparte, qui s'en plaignait devant lui, Andrieux répondit : « On ne s'appuie que sur ce qui résiste. »

Cette attitude l'en fit éliminer, et il accepta peu après le poste de professeur de grammaire et de belles lettres à l'Ecole Polytechnique ; Fouché lui offrit en outre la place de censeur, appointée de 8 000 francs ; mais Andrieux refusa en disant que « son rôle était d'être pendu et non d'être bourreau. »

Bibliothécaire du Sénat, décoré de la Légion d'honneur, pourvu en 1814, de la chaire de littérature française au Collège de France, il fut choisi en 1829, comme secrétaire perpétuel de l'Académie française.

Sa carrière littéraire a éclipsé son rôle politique ; il a composé de charmantes comédies, parmi lesquelles il faut citer en première ligne Anaximandre, Les Etourdis, le Souper d'Auteuil, le Vieux Fat, etc. ; ses contes en vers, dont le Meunier Sans-Souci est un des plus charmants spécimens, ont mérité d'être comparés à ceux de Voltaire, et brillent par une facilité, une clarté et une gaieté d'esprit alliées à la plus aimable philosophie.


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