René, Georges Gastellier

1741 - 1821

Informations générales
  • Né le 1er octobre 1741 à Ferrières (Loiret - France)
  • Décédé le 20 novembre 1821 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 4 septembre 1791 au 20 septembre 1792
Département
Loiret
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

député en 1791, né à Ferrières (Loiret) le 1er octobre 1741, mort à Paris le 20 novembre 1821, avocat et docteur-médecin, exerçait à Montargis cette dernière profession au moment de la Révolution. Médecin consultant du duc d'Orléans et maire de Montargis (1782), il fut élu, le 4 septembre 1791, le 1er sur 9, avec 152 voix (295 votants) député du Loiret à l'Assemblée législative. Il siégea à droite, demanda une enquête sur la conduite de Mulot à Avignon, et dans la séance du 11 juillet 1792, s'opposa vivement à l'admission à la barre des nombreux pétitionnaires qui venaient réclamer contre la destitution du maire de Paris : « On vous lit sans cesse au nom du peuple, dit Gastellier à ce propos, des adresses qui ne sont pas même le vœn d'une section. Le but principal de ces démarches est de semer la division. La justice réclame contre de pareils abus. Quatre-vingt-deux départements ne nous ont pas envoyés pour que le quatre-vingt-troisième usurpe tout notre temps. On accorde la parole à un pétitionnaire, aussitôt qu'il se présente, et on la refuse aux membres de l'Assemblée. Je demande que les pétitionnaires soient tenus de ne lire que l'énoncé sommaire de leurs demandes. » La proposition, accueillie par les murmures des tribunes et de la gauche, fut renvoyée au comité de législation. Gastellier déposa, un autre jour, sur le bureau de l'Assemblée, pour les pauvres, des médailles et des jetons académiques. Suspect en 1793, il fut incarcéré et remis en liberté après le 9 thermidor. Louis XVIII lui donna, en 1817, le cordon de Saint-Michel. Gastellier, plus théoricien que praticien en médecine, a laissé un grand nombre de brochures et d'articles médicaux, dans lesquels il ne tient que peu de compte des progrès accomplis dans la science de son temps.

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