Jean-Baptiste Gouvion

1747 - 1792

Mort pour la France

Informations générales
  • Né le 8 janvier 1747 à Toul (Meurthe - France)
  • Décédé le 11 juin 1792 à Maubeuge (Nord - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 7 septembre 1791 au 11 juin 1792
Département
Seine
Groupe
Modérés

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1791, né à Toul (Meurthe) le S janvier 1747, tué à Maubeuge (Nord) le 11 juin 1792, il était fils d'un lieutenant de police de Toul. Admis tout jeune dans le génie (compagnie à pied), il fit, avec le grade de capitaine, la guerre d'Amérique sous les ordres de La Fayette, qui, commandant en chef de la garde nationale de Paris, le choisit, en 1789, comme major-général. Lors de la fuite du roi, ce fut Gouvion qui fournit à l'Assemblée les renseignements recueillis sur cet événement.

Le 7 septembre 1791, il fut élu député du département de Paris à l'Assemblée législative, le 7e sur 24, par 365 voix sur 708 votants ; mais il donna sa démission au commencement de 1792, pour avoir voulu s'opposer à ce que les soldats de Châteauvieux, condamnés à la suite de la révolte de Nancy, fussent admis aux honneurs de la séance, et avoir rappelé que son frère, commandant de la garde nationale de Toul, avait été tué à cette occasion sous les ordres du marquis de Bouillé ; de violents murmures l'interrompirent, et Choudieu l'insulta, ce qui amena un duel où ce dernier fut grièvement blessé.

Gouvion rejoignit peu après l'armée de La Fayette avec le grade de lieutenant-général, et fut tué d'un coup de canon, à une affaire d'avant-postes, en avant de Maubeuge.

Mulot, député de Paris, prononça son oraison funèbre à Notre-Dame, le 21 juin 1792.

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