Joseph, François Le Malliaud de Kerharnos

1753 - 1830

Informations générales
  • Né le 14 novembre 1753 à Locminé (Morbihan - France)
  • Décédé le 6 janvier 1830 à Vannes (Morbihan - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Assemblée nationale législative
Mandat
Du 30 août 1791 au 20 septembre 1792
Département
Morbihan
Groupe
Majorité réformatrice
Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 5 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Morbihan
Groupe
Gauche
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 13 octobre 1795 au 20 mai 1797
Département
Morbihan
Groupe
Gauche
Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 25 décembre 1799 au 1er juillet 1803
Département
Morbihan

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député en 1791, membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents et au Corps législatif, né à Locminé (Morbihan) le 14 novembre 1753, mort à Vannes (Morbihan) le 6 janvier 1830, il était fils de Yves-Vincent Le Malliaud de Kerharnos, avocat, et de Julienne Corbel. Avocat à Vannes avant la Révolution, il fut nommé, lors de la suppression des parlements (1789), membre de la cour supérieure qui les remplaça provisoirement, et fut élu (25 mai 1790) procureur général-syndic de son département. En cette qualité, il rédigea, dit M. R. Kerviler qui a publié la notice la plus complète qui ait encore paru sur ce député, un grand nombre de proclamations, notamment celle du 18 février 1791, dans laquelle il s'efforçait de concilier la constitution civile du clergé avec les devoirs les plus étroits du catholicisme romain.

Le 30 août 1791, le département du Morbihan l'élut député à l'Assemblée législative, le 2e sur 8, par 276 voix sur 390 votants. Membre du comité féodal, Le Malliaud demanda le rétablissement de la loi des passeports, fit régler (10 août 1792) le mode de rachat des droits casuels, et se tint en correspondance suivie avec ses commettants, qui, le 5 septembre 1792, l'envoyèrent siéger à la Convention, le 1er sur 6, par 304 voix sur 451 votants.

Dans le procès du roi, il répondit au 2e appel nominal: « Nos pouvoirs sont illimités; il faut épargner au peuple de nouvelles factions. Je dis non. » Et au 3e appel : « J'ai pensé que l'existence honteuse de Louis était moins dangereuse que sa mort. Je vote pour la réclusion provisoire et le bannissement à la paix. »

Envoyé (mars 1793) en mission avec Guermeur dans le Morbihan et le Finistère, il s'emporta contre les nobles et les prêtres « également féroces et sanguinaires », fit arrêter nombre de suspects parmi lesquels les servantes des prêtres réfractaires, et écrivit à la Convention pour demander des forces destinées à disperser les rebelles d'Ille-et-Vilaine.

Elu, le 21 vendémiaire an IV, député du Morbihan au Conseil des Cinq-Cents, à la pluralité des voix sur 132 votants, il sortit du Conseil l'année suivante, et fut nommé commissaire du Directoire exécutif près l'administration centrale du Morbihan. Il quitta ces fonctions après son élection (20 germinal an VII) au Conseil des Anciens comme député du Morbilan.

Favorable au coup d’Etat de brumaire, il fut choisi par le Sénat conservateur comme député de son département au nouveau Corps législatif, le 4 nivôse an VIII.

Sorti du Corps législatif en l'an XI, il fut nommé juge d'instruction à Vannes et conseiller général du Morbihan.

Il adhéra à l'Acte additionnel pendant les Cent-Jours, et fut atteint de ce chef par la loi « d'amnistie » du 12 janvier 1816.

Forcé de s'expatrier, il se retira d'abord à Jersey, puis en Prusse, et enfin en Belgique, à Alost, d'où il demanda au gouvernement, en 1818, l'autorisation de rentrer en France, autorisation qui lui fut accordée l'année suivante par une ordonnance royale en date du 25 mai 1819.


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