Paul, Julien Granier de Cassagnac

1880 - 1966

Informations générales
  • Né le 12 avril 1880 à Paris (Seine - France)
  • Décédé le 7 septembre 1966 à Le couloumé (Gers - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 16 novembre 1919 au 31 mai 1924
Département
Gers
Groupe
Indépendants

Biographies

Né le 12 avril 1880 à Paris.

Député du Gers de 1919 à 1924.

Paul-Julien de Granier de Cassagnac appartient à l'une des branches du tronc des de Granier. Son ancêtre Eustache de Granier avait reçu, à la première croisade, les titres de prince de Césarée et de Sidon, de connétable de Jérusalem, de vicomte de Jérusalem et de baron du Saint-Royaume, et ses exploits valurent aux de Granier, comme il advint à nombre de familles nobles, de recevoir de Saint-Louis le privilège d'exercer l'art du verre. Quand Peyre de Granier, maître verrier à Fabas (Ariège), mourut, en 1549, ses descendants, pour se distinguer des autres branches, adjoignirent selon la coutume à leur nom celui de Cassagnac et c'est sous ce nouveau nom que leur fut délivrée le 5 mai 1668 une déclaration de maintenue de noblesse, renouvelée en 1676 puis en 1710. Après avoir transféré leur verrerie dans la Haute-Garonne, à Saint-André et à Aurignac, les de Granier de Cassagnac s'installèrent dans le Gers, près de Callian, au lieu dit depuis lors « Le Cassagnard » .

Petit-fils de Bernard Adolphe et fils de Paul-Adolphe, Marie, Prosper de Granier de Cassagnac, députés et publicistes, Paul-Julien de Granier de Cassagnac suit la voie qui lui est ainsi tracée.

Bachelier ès lettres et ès sciences, licencié en droit, il prend, à la mort de son père, en novembre 1904, avec son frère Guy (qui devait trouver la mort à 32 ans, en 1914 sur le front de Lorraine), la direction du journal quotidien L'autorité, fondé par son père en 1886, et, dès 1905, il est élu au conseil général du Gers dont il restera membre jusqu'en 1937.

En 1914, il refuse d'être affecté au bureau de presse du Ministère de la Guerre et, mettant fin à son activité journalistique, il rejoint le 115° régiment d'infanterie comme lieutenant de réserve. Il participe avec le 4e corps d'armée aux batailles des frontières, de la Meuse, de la Marne, de l'Aisne, de Picardie et de Champagne (février-mars 1915). Trois citations à l'ordre de l'armée, une blessure, la croix de Chevalier de la Légion d'honneur qui lui est décernée en 1915, sa promotion, en 1916, au grade de capitaine, illustrent assez sa conduite.

En mai 1918, après trois mois d'hospitalisation au Val de Grâce, il est classé inapte au service armé. Clemenceau l'appelle à son Cabinet et le détache au grand quartier général comme chef de la mission de la presse aux armées. C'est en cette qualité que, devançant l'entrée des troupes, il pénètre le 20 novembre 1918 à Strasbourg où il prend possession au nom de la France, des principaux bâtiments publics.

Le 16 novembre 1919, il se présente aux élections générales législatives dans le Gers et est élu premier de la liste d'Union républicaine nationale, aux côtés de MM. Gounouilhou et Joseph Barthélemy. Membre de la Commission de l'armée et de la Commission des boissons, puis de la Commission des finances, Paul de Cassagnac fut l'auteur de propositions de loi concernant l'octroi de décorations à titre militaire, l'arbitrage obligatoire (1920), la naturalisation des étrangers ayant servi la France (1921) et la taxe sur le chiffre d'affaires (1923), et de rapports relatifs : à l'institution d'une médaille commémorative de la Grande guerre, d'une médaille de la victoire et d'une croix de guerre spéciale pour les théâtres extérieurs d'opérations (1920) et à l'interdiction de l'absinthe et des liqueurs similaires (1922).

Dès le début de la législature, on l'entend combattre le relèvement de l'indemnité parlementaire et réclamer un important effort fiscal destiné à libérer le pays du poids écrasant de la dette publique. Quelques jours plus tard, à l'occasion d'incidents survenus à Brest et à Belfort, il interpelle le Ministre de la Guerre sur les mesures qu'il compte prendre pour lutter contre les menées révolutionnaires et rétablir l'ordre et obtient de lui la promesse de la création d'une gendarmerie mobile. Il critique l'emploi des fonds des offices agricoles ; il se déclare partisan d'amnistier les combattants égarés, mais dénonce les fauteurs de troubles (1920). Il intervient aussi bien dans la discussion des interpellations sur le trust de la meunerie et l'affaire vilgrain que sur la législation des loyers ou le fonctionnement du crédit agricole (1921) ; il se plaint de l'immixtion de la politique dans certaines affaires déférées à la justice ; dénonçant le danger d'une renaissance militaire de l'Allemagne, il réclame un service militaire d'au moins 18 mois (1922) ; il s'oppose au renvoi d'un projet de loi relatif aux bouilleurs de cru qui, selon lui, possèdent un véritable droit, corollaire de leur droit de propriété et, lors de la discussion d'un projet de loi concernant la taxe sur le chiffres d'affaires, il soutient la thèse selon laquelle cette taxe devrait frapper le produit au stade de sa transformation ou de sa production - mais non à l'occasion de la transaction commerciale dont il fait l'objet (1923).

Aux élections générales du 11 mai 1924, Paul-Julien de Granier de Cassagnac se représente avec ses collègues Gounouilhou et Joseph Barthélemy. Seul ce dernier est réélu avec 22.153 voix, tandis que la liste du Cartel des gauches obtient deux sièges. Aux mandats exercés par Paul-Julien de Granier de Cassagnac, tant à la Chambre des députés qu'au Conseil général du Gers s'ajoutent de multiples activités.

Avocat à la Cour d'Appel de Paris, puis, à partir de 1938, dans son département, Paul-Julien de Granier de Cassagnac assuma les fonctions de vice-président du syndicat économique de la presse, de membre du comité du syndicat de la presse parisienne et de secrétaire général de l'union internationale des associations de presse.
Avant la guerre de 1914-1918, il avait écrit plusieurs ouvrages:

- Contribution à l'étude de la question sociale (1909),
- Pour la tradition (1910),
- L'œuvre poétique de Paul Harel (1910)
- et même, en collaboration avec son frère Guy, une pièce de théâtre, « Tout à coup », représentée au théâtre Sarah-Bernardt dans l'hiver 1913-1914.

Son échec aux élections législatives de 1924 lui donne le loisir de oublier successivement : La lanterne magique (1925), L'amour et son visage (1925), Le cheval bossu (1926), Les vins de France (1927), Faites une Constitution ou faites un chef (1933), Napoléon pacifiste (1933), Allez, messieurs (essai sur le duel) (1936).

Sociétaire des Poètes français, il édita Les Heures captives et fut lauréat, en 1955, de l'Edelweis d'argent, et en 1956, du Jasmin d'argent.

Le 2 septembre 1939, Paul-Julien de Granier de Cassagnac est mobilisé avec le grade de lieutenant-colonel. Affecté sur sa demande à un régiment de la 3e division d'infanterie coloniale, il commande la région fortifiée et le fort de Douaumont. À la tête du 446e R.P., il organise le 20 juin 1940 la défense du village. de Favières. Encerclé, il est fait prisonnier le 21 juin et envoyé à l'Oflag VI A en Wetsphalie.

Le 25 juin 1940 il était promu colonel et officier de la Légion d'honneur. Paul-Julien de Cassagnac a assumé depuis 1920 la présidence d'honneur de l'Association des 115e et 315e R.I. et la présidence de la Légion française des décorés au péril de leur vie. Il est lui-même titulaire de nombreuses décorations françaises et étrangères : Croix de guerre, Croix de la Marne, Médaille des blessés, Military Cross, Sainte-Anne de Russie, Commandeur d'Isabelle la Catholique, Chevalier de Charles III d'Espagne, Chevalier du Sauveur de Grèce, Grand Croix de l'Ordre souverain de Saint-Jean de Jérusalem dont il a été élu lieutenant grand-maître le 7 juillet 1960.

Paul-Julien de Granier de Cassagnac vit actuellement dans son château du Couloumé, par Riscle, dans le Gers.





Né le 12 avril 1880 à Paris

Décédé le 7 septembre 1966 au Couloumé (Gers)


Député du Gers de 1919 à 1924

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome III, p. 889, 890)

Retiré de la vie politique, Paul-Julien de Cassagnac vit dans son château de Le Couloumé dans le Gers.

Sociétaire des Poètes français, il édite Les Heures captives et est lauréat de l'Edelweiss d'argent en 1955, puis du Jasmin d'argent en 1956.

Il préside, depuis 1920, la Légion des décorés au péril de leur vie.



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