Jean, Marcel Castagnez

1902 - 1976

Informations générales
  • Né le 29 avril 1902 à Castillonnes (Lot-et-Garonne - France)
  • Décédé le 5 juillet 1976 à Cadillac (Gironde - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVe législature
Mandat
Du 8 mai 1932 au 31 mai 1936
Département
Cher
Groupe
Parti socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XVIe législature
Mandat
Du 3 mai 1936 au 31 mai 1942 *
Département
Cher
Groupe
Socialiste

* : Un décret de juillet 1939 a prorogé jusqu'au 31 mai 1942 le mandat des députés élus en mai 1936

Biographies

Né le 29 avril 1902 à Castillonnès (Lot-et-Garonne). Député du Cher de 1932 à 1942.

Fils d'un instituteur de condition modeste, Jean Castagnez entre très jeune, après ses études secondaires, dans l'administration des Contributions directes où, dès 1922, il était nommé contrôleur, En même temps, il prépare sa licence en droit d'abord à Toulouse, puis à Paris et soutient avec succès en 1928 sa thèse de doctorat.

Attiré par la politique, il milite dans les Jeunesses socialistes, aux côtés de MM. Bedouce et Vincent Auriol. Aux élections générales des 1er et 8 mai 1932, le parti socialiste le désigne comme candidat dans le Cher pour la circonscription de Sancerre. Il est élu, au second tour de scrutin, avec 9.001 voix contre 8.601 à M. Mathieu, républicain de gauche. Il siège dans les commissions de l'aéronautique, de l'hygiène, de l'Algérie, des colonies et des pays de protectorat. Auteur de propositions de loi sur la révision des baux à ferme, et l'impôt sur les bénéfices industriels et commerciaux, il est chargé du rapport sur le projet de statut du personnel navigant de l'aéronautique civile et intervient à plusieurs reprises pour dénoncer la fraude fiscale, l'avilissement des prix du blé ou les répercussions de la crise économique sur la situation des ouvriers agricoles ou pour proposer la création d'une carte d'identité fiscale (1933). On l'entend également dans la discussion d'interpellations sur la politique agricole du Gouvernement, sur un programme de travaux intéressant la défense nationale, sur l'exonération de la patente des entreprises de travaux publics effectuant des travaux destinés à remédier au chômage, sur le chômage des ouvriers agricoles, sur les auberges de la jeunesse (1934), sur la complexité du régime fiscal et les principes directeurs d'une réforme des impôts (1935), sur les moyens de revaloriser les produits de la terre (1936).

Réélu aux élections générales des 26 avril et 3 mai 1936, au second tour de scrutin avec 9.210 voix contre 8.706 à son ancien concurrent, M. Mathieu, Jean Castagnez est membre de la Commission du règlement et de celle des finances. Celle-ci le désigne comme rapporteur pour avis du projet de loi concernant le service de la radiodiffusion (1937) et du budget des P.T.T. (1937-1938). Il interpelle le Gouvernement sur la situation pénible des journaliers agricoles et des petits cultivateurs et sur les mesures qu'il compte prendre pour généraliser les allocations familiales dans le milieu rural. Il se préoccupe aussi de la patente des artisans, des licences des transporteurs. Le 18 mars 1939, lorsqu'il s'agit d'accorder des pouvoirs spéciaux au Gouvernement, il propose que ces pouvoirs soient limités à la durée de la session ordinaire et lors de la discussion du budget de la santé publique, le 30 décembre 1939, il regrette que le Gouvernement n'en ait pas usé pour simplifier, généraliser et harmoniser le régime des allocations familiales.

Le 10 juillet 1940, à Vichy, Jean Castagnez vote les pleins pouvoirs constitutionnels au Gouvernement du maréchal Pétain.

Après la Libération, il exerce au barreau de la Cour d'appel de Paris et collabore, à la République libre, journal fondé en 1948 par M. Paul Faure. Il est également l'auteur de plusieurs études fiscales, en particulier Commerçants, industriels, artisans, vous devez payer (1942), Les profits illicites (1946). Il a préfacé un livre de Paul Faure Histoire d'un faux et de ses conséquences.

Il est un des membres fondateurs du parti Socialiste démocratique, créé en 1946 par d'anciens membres de la S.F.I.O.




Né le 29 avril 1902 à Castillonnes (Lot-et-Garonne)
Décédé le 5 juillet 1976 à Cadillac (Gironde)

Député du Cher de 1932 à 1942

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1890-1940, tome III, p. 892, 893)

Après la Libération, par sa décision du 19 décembre 1945, le Jury d'honneur confirme l'inéligibilité qui frappait Jean Castagnez en raison de son vote du 10 juillet 1940, favorable au projet de loi portant révision constitutionnelle.

Exclu du Parti socialiste, il participe en 1946, avec d'anciens membres de la S.F.I.O., à la création du Parti socialiste démocratique que dirigera Paul Faure.

Avocat à la Cour d'appel de Paris, Jean Castagnez est l'auteur de plusieurs études fiscales, en particulier Commerçants, industriels, artisans, vous devez payer (1942), Les profits illicites (1946).

D'autre part, Jean Castagnez collabore à La République libre, journal fondé en 1948 par Paul Faure dont il a préfacé l'ouvrage Histoire d'un faux et de ses conséquences. Sur la période de juillet 1940 et son comportement de l'époque, il a écrit une plaquette intitulée Précisions oubliées.



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