Antoine Casenave

1763 - 1818

Informations générales
  • Né le 9 septembre 1763 à Lembeye (Basses-Pyrénées - France)
  • Décédé le 4 avril 1818 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 6 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Basses-Pyrénées
Groupe
Droite
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 26 octobre 1795 au 26 décembre 1799
Département
Basses-Pyrénées
Groupe
Bonapartiste
Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 25 décembre 1799 au 1er juillet 1805
Département
Basses-Pyrénées
Groupe
Bonapartiste -Réélu de 1810 à 1815
Régime politique
Première Restauration
Législature
Chambre des députés des départements
Mandat
Du 4 juin 1814 au 20 mars 1815
Département
Basses-Pyrénées
Régime politique
Cent-Jours
Législature
Chambre des représentants
Mandat
Du 13 mai 1815 au 13 juillet 1815
Département
Basses-Pyrénées
Groupe
Bonapartiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents, au Corps législatif de l'an VIII à 1805, puis de 1810 à 1815, représentant à la Chambre des Cent-Jours, né à Lambeye (Basses-Pyrénées), le 9 septembre 1763, mort à Paris, le 16 avril 1818, il était, lors de la Révolution, substitut du procureur général au parlement de Pau.

Après 1789, il devint officier municipal, et administrateur de son département, qui l'élut (6 septembre 1792) membre de la Convention, le 5e sur 7, par 238 voix (445 votants).

Il siégea à la droite de l'Assemblée et vota contre la mort du roi :
« La mort de Louis XVI, dit-il, est, dans mon intime conviction, le tombeau de la liberté publique et le triomphe des ennemis de la patrie. Les paradoxes et les sophismes que l'art a inventés, dans le cours de cette procédure, me confirment de plus en plus dans les principes que j'ai déjà manifestés; la cumulation de tant de pouvoirs incompatibles me paraît une monstruosité tyrannique à laquelle je ne veux avoir aucune part. Le seul Code pénal applicable à Louis est celui qui prononce sa déchéance : je ne l'ai déclaré coupable que dans ce sens. Le salut public commande à son égard une mesure de sûreté générale. Je conclus en conséquence :
1° à la réclusion de Louis et de sa famille jusqu'après la paix, et à leur exil perpétuel à cette époque ;
2° à ce que les suffrages des membres qui n'ont point été à l'instruction de cette affaire ne comptent point pour le jugement ;
3° à ce que, pour suppléer au défaut de récusation des membres qui sont suspects pour cette décision, la majorité des voix soit fixée aux deux tiers au moins. Je demande acte de mes propositions. »

Casenave insista encore lors du débat sur la question du sursis, et proposa d'attendre l'acceptation de la constitution.

Peu après, il demanda la mise en accusation de Marat, échappa aux proscriptions du 31 mai 1793, et sauva de l'échafaud Baraguey d’Hilliers, le général Kilmaine et quelques autres.

Après le 9 thermidor, envoyé en mission dans la Seine-Inférieure, il y prit des mesures pour l'approvisionnement des marchés, et ordonna le désarmement de la population, à qui des piques avaient été distribuées.

Il passa au Conseil des Cinq-Cents, le 4 brumaire an IV, avec 207 voix, pour représenter son département, et obtint, le 25 germinal an VII, le renouvellement de son mandat.

Casenave se montra favorable au 18 brumaire, et fut nommé par Bonaparte, le 19, membre de la « commission intermédiaire » chargée d'établir la nouvelle constitution.

Député au Corps législatif dès son institution, le 4 nivôse an VIII, il en devint secrétaire en 1800, et fut appelé de nouveau à faire partie de l'Assemblée, (dont il devint le président), le 15 août 1810, par le Sénat conservateur, toujours comme représentant des Basses-Pyrénées ; il avait cessé d'être député de 1805 à 1810.

La Restauration le trouva en fonctions ; il signala, le 8 juillet 1814, les abus résultant du droit que s'attribuaient diverses autorités municipales d'établir des contributions pour fournir à leurs dépenses, et fit décider que le recouvrement en serait interdit jusqu'à leur régularisation par une loi ; il se prononça aussi pour la liberté de la presse, et pour le payement des dettes contractées par Louis XVIII à l'étranger.

Elu enfin, le 13 mai 1815, représentant de l'arrondissement de Pau à la Chambre des Cent-Jours, par 41 voix (80 votants) contre M. Cachet, avocat, 21 voix, et M. Perrin, avocat, 13 voix, il dit, au moment où le ministre de la Guerre vint annoncer que Paris était en état de se défendre, qu'il sacrifierait volontiers les deux maisons qu'il avait à Paris, et supplia ses collègues d'immoler tout intérêt particulier au salut de tous.

Peu après, il obtint un congé pour cause de maladie.

Les massacres du Midi et la mort de son ami, le général Mouton-Duvernet, l'achevèrent.

Chevalier de l'Empire, du 15 juin 1812.


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