Louis, Pierre Dufay de la Tour

1753 -

Informations générales
  • Né le 1er juillet 1753 à Paris (Seine - France)
  • Décédé à une date inconnue

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 3 février 1794 au 26 octobre 1795
Département
Saint-Domingue
Groupe
Plaine
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 26 octobre 1795 au 20 mai 1798
Département
Saint-Domingue
Groupe
Plaine

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention et député aux Cinq-Cents, né à Paris en 1753, mort à une date inconnue, était greffier du tribunal du Cap (Saint-Domingue).

Elu « à la pluralité des voix», le 24 septembre 1793, le 2e sur 6, membre de la Convention pour cette colonie, il ne fut admis dans l'assemblée que l'année suivante (15 pluviôse au II), et eut presque aussitôt (17 ventôse an II) à se justifier devant ses collègues contre des imputations qui visaient sa naissance et ses opinions. « On vient de me remettre, dit-il, un libelle des colons, nobles, planteurs qui m'appellent marquis. Je puis prouver, et par mon extrait baptistère et par la filiation de toutes mes actions, que je suis fils, petit-fils de parents honorablement roturiers, et je ne suis ni marquis, ni prince, et ne veux pas être prince colon : je ne suis pas plus marquis qu'ils ne sont bons Français. » Dans le même discours, il dénonça ses ennemis Page et Brulley, anciens délégués des assemblées coloniales, comme des contre-révolutionnaires acharnés. Il prit plusieurs fois la parole sur des questions spéciales intéressant ses commettants, et réclama notamment avec insistance l'envoi de représentants dans les colonies : sa motion fut adoptée.

Le 4 brumaire an IV, Dufay entra comme ex-conventionnel au Conseil des Cinq-Cents. Il y fit adopter un amendement relatif aux secours à accorder aux déportés et réfugiés, demanda qu'on discutât le projet sur la division des colonies, et, toujours révolutionnaire, exposa, le 17 brumaire an VI, la nécessité de fructifier les colonies.

On perd sa trace à partir de l'an VII, époque où il cessa de faire partie du Corps législatif.


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