Honoré, Marie Fleury

1754 - 1827

Informations générales
  • Né le 17 janvier 1754 à Quintin (Côtes d'Armor - France)
  • Décédé le 12 septembre 1827 à Saint-brandan (Côtes d'Armor - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 9 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Côtes-du-Nord
Groupe
Plaine
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 15 octobre 1795 au 20 mai 1797
Département
Côtes-du-Nord
Groupe
Modérés

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

membre de la Convention et député au Conseil des Cinq-Cents, né à Quintin (Côtes-du-Nord) le 17 janvier 1754, mort à Saint-Braudan (Côtes-du-Nord) le 12 septembre 1827 fils de Jean-Baptiste Fleury, commissaire de la manufacture des toiles de Bretagne, et d'Aglaé Gontior, fit de bonnes études au collège de Saint-Brieuc, et fut quelque temps clerc chez un notaire-procureur de Quintin, puis (1774) employé comme adjoint dans les bureaux du domaine à Fougères. L'année suivante, il entra au noviciat de l'abbaye de Sainte-Geneviève, à Paris; mais il n'y resta que six mois. A la mort de son père, il partit pour Rennes où il étudia le droit et se fit recevoir avocat au parlement (1778.) Dix ans après, il avait la réputation d'un des meilleurs avocats de la région. En même temps, il composait des chansons satiriques, des fabliaux en prose, des dialogues politiques, etc., qui eurent un vif succès. Fleury était un personnage on évidence quand s'ouvrit la Révolution. Le 4 avril 1789, la sénéchaussée de Saint-Brieuc le désigna comme premier suppléant du tiers aux Etats-Généraux. Il fut bientôt nommé commandant de la garde nationale de Quintin, et officier municipal. Partisan modéré des idées nouvelles, il devint, le 9 septembre 1792, membre de la Convention pour le département des Côtes-du-Nord, qui l'avait élu, le 5e sur 8, par 296 voix (496 votants). Il n'arriva à l'Assemblée qu'après la proclamation de la République, se rangea parmi les modérés, vota dans le procès du roi, « pour la détention », fut opposé au 31 mai 1793, signa le 6 juin, chez Lanjuinais, la protestation de la droite, et fut décrété d'arrestation et transféré à la Force avec quinze de ses collègues. D'un tempérament gai, Fleury était le boute-entrain de ses co-détenus, qu'il amusait par de joyeux couplets. Transféré aux Madelonnettes, puis aux Bénédictins Anglais près du Val-de-Grâce, et enfin aux Carmes, il fut mis en liberté en vertu d'un décret de la Convention du 2 frimaire au III, et rappelé dans l'Assemblée le 18 frimaire suivant. En 1795, la Convention lui confia une mission à Chartres: il s'agissait d'assurer les approvisionnements de Paris. Après la législature, il se représenta aux suffrages des électeurs des Côtes du-Nord et fut élu député au Conseil des Cinq-Cents, le 23 vendémiaire an IV, par 250 voix (374 inscrits). On le retrouve, en 1 an VII, président de canton à Quintin, puis, en l'an III, conseiller général des Côtes-du-Nord. Il exerça encore les fonctions de juge de paix à Quintin et à Saint-Brandau, fut, en 1815, membre du conseil d'arrondissement, qu'il présida en 1817, et, pleinement rallié à la Restauration, reçut du gouvernement royal, en 1821, la décoration de la Légion d'honneur.


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