Joseph, Antoine, Sébastien Guiter

1761 - 1829

Informations générales
  • Né le 23 février 1761 à Torreilles (Hautes-Pyrénées - France)
  • Décédé le 29 juin 1829 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 3 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Pyrénées-Orientales
Groupe
Modérés
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 13 octobre 1795 au 20 mai 1797
Département
Pyrénées-Orientales
Groupe
Modérés
Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 25 décembre 1799 au 1er juillet 1804
Département
Pyrénées-Orientales
Groupe
Modérés
Régime politique
Cent-Jours
Législature
Chambre des représentants
Mandat
Du 15 mai 1815 au 13 juillet 1815
Département
Pyrénées-Orientales

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents, au Corps législatif de l'an VIII à l'an XI, et représentant à la Chambre des Cent-Jours, né à Torreilles (Pyrénées-Orientales) le 24 février 1761, mort à Paris le 1er juillet 1829, il fut le septième enfant vivant d'une famille de situation très modeste.

Envoyé à Perpignan, à l'âge de dix ans, il fit de droit ses humanités au collège royal, d'où il passa à l'université pour se préparer à l'état ecclésiastique. Il y entrait à peine, quand la Révolution vint changer sa destinée. Il en adopta d'abord les principes avec modération, fut nommé deux fois maire de Perpignan, exerça cette magistrature dans des circonstances difficiles, et, le 3 septembre 1792, fut élu membre de la Convention par le département des Pyrénées-Orientales le 1er sur 6, avec 127 voix (158 votants).

La santé de Guiter était alors sérieusement atteinte: lorsqu'il vint à Paris, pour occuper son siège de député, il tomba malade et fut obligé de s'arrêter en route. Ce fut seulement vers le milieu d'octobre qu'il se rendit à la Convention. Il eut quelques entretiens avec Pétion, relativement à la question de l'inviolabilité du roi dont Guiter se fit inutilement le défenseur. Membre de la droite de l'assemblée, il lutta contre les opinions de la Montagne, soutint que Louis XVI ne pouvait être mis en jugement, puis, au cours du procès, s'exprima ainsi lors du 3e appel nominal : « Mon opinion est connue. Je ne sais ce que c'est que de varier. Je demande la réclusion pendant la guerre et le bannissement ensuite. » Lorsque les 22 députés dénoncés par la commune de Paris eurent été frappés d'un décret d'arrestation, le 2 juin, il protesta, et, le 5 juin, publia un compte-rendu à ses commettants, dans lequel il affirmait son « modérantisme ».

Bientôt décrété lui-même d'arrestation, et incarcéré avec ses 72 collègues, il ne recouvra la liberté qu'après le 9 thermidor. Il fut rappelé à la Convention le 18 frimaire an III et prit part à ses derniers travaux.

Elu, le 21 vendémiaire an IV, député des Pyrénées-Orientales au Conseil des Cinq-Cents, par 48 voix sur 103 votants, Guiter se fit peu remarquer dans cette assemblée. Il approuva le coup d'Etat de brumaire, et le Sénat conservateur l'inscrivit (4 nivôse an VIII), comme député du même département, sur la liste des membres du nouveau Corps législatif, où il siégea jusqu'en l'an XI.

Le 15 mai 1815, l'arrondissement de Perpignan l'élut représentant à la Chambre des Cent-Jours, par 39 voix sur 66 votants. Après cette dernière législature, il vécut à l'écart des affaires publiques.

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