Jacques Lacaze

1752 - 1793

Informations générales
  • Né le 4 juin 1752 à Libourne (Gironde - France)
  • Décédé le 31 octobre 1793 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 9 septembre 1792 au 31 octobre 1793
Département
Gironde
Groupe
Girondins

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Membre de la Convention, né à Libourne (Gironde) le 4 juin 1752, exécuté à Paris le 31 octobre 1793, « fils de François Lacaze aîné, négociant, et de Jeanne Fontémoing, » était lui-même négociant à Libourne.

Il devint, en 1791, administrateur du département, et fut élu, le 9 septembre 1792, premier suppléant de la Gironde à la Convention, par 369 voix (592 votants). Appelé à siéger dès le début, en remplacement de Sieyès qui avait opté pour la Sarthe, il prit la parole pour faire prohiber l'exportation hors de la République de toute viande salée, pro posa la nomination de divers commissaires aux armées, et s'opposa à l'envoi de ceux de la commune de Paris.

Dans le procès du roi, il opina avec les modérés, répondit au 2e appel nominal :

« Dans les circonstances présentes, où le plus grand nombre des citoyens se trouve sur les frontières, et que les assemblées vont être livrées aux intrigues et aux factions, comme je suis convaincu que nous n'avons qu'une mesure de sûreté à prendre, je dis : non. »
Et au 3e : « Citoyens, je ne crois pas que la mission que j'ai reçue de mes commettants m'autorise à prononcer en juge. Ils m'ont chargé de concourir au bonheur de la nation, à l'établissement des lois. Ici, je ne crois pouvoir prendre qu'une mesure de sûreté générale. Louis a fait verser beaucoup de sang ; mais cette guerre qu'il nous a causée n'en fera-t-elle pas couler beaucoup encore ? Ne devons-nous pas faire concourir l'existence de Louis à le ménager ? Je descends dans ma conscience, et je vote pour la réclusion jusqu'à la paix, et jusqu'à l'époque où les puissances étrangères auront reconnu la République, ensuite le bannissement. »

Le 22 mai 1793, il fut dénoncé par Marat comme conspirant avec Dufriche-Valazé et la « faction liberticide ». Il se défendit le lendemain et l'affaire n'eut pas de suites immédiates. Mais, s'étant associé à la politique des Girondins, ses collègues et ses amis, et ayant protesté contre les événements du 31 mai, il fut inscrit sur la liste des représentants visés par le rapport accusateur d'Amar, condamné à mort et exécuté (31 octobre 1793).

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