Jean-François Philippe-Delleville

1740 - 1828

Informations générales
  • Né le 22 février 1740 à Bayeux (Calvados - France)
  • Décédé le 31 août 1828 à Sainte-croix-sur-mer (Calvados - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 9 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Calvados
Groupe
Girondins
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 14 octobre 1795 au 20 mai 1798
Département
Calvados
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

membre de la Convention, député au Conseil des Cinq-Cents, né à Bayeux (Calvados) le 22 février 1740, mort à Sainte-Croix-sur-Mer (Calvados) le 31 août 1828, appartenait à la magistrature sous l'ancien régime. Nommé prédit tribunal de Bayeux, il fut élu, le 9 septembre 1792, membre de la Convention par le département du Calvados, le treizième et dernier, avec 361 voix (605 votants); il opina avec les modérés, notamment, dans le procès du roi, pour la détention pendant la guerre et le bannissement à la paix. Partisan des Girondins, il fut décrété d'arrestation avec les 73. Il ne vint pas à la séance le jour où le décret d'arrestation fut rendu, continua de toucher son indemnité de député, alla voir, après le 9 thermidor, ses collègues enfermés au Luxembourg et aux Carmes, dîna avec Barère, et ne fut pas inquiété. Réintégré à la Convention le 18 frimaire au III, il s'associa à la réaction anti-jacobine, et proposa d'élever un monument « aux victimes de la tyrannie décemvirale ». Elu le 22 vendémiaire an IV, au Conseil des Cinq-Cents, comme député du Calvados, par 273 voix (392 votants), (il avait été élu également par quatre autres départements), il s'opposa au rétablissement de la loterie, fut secrétaire de l'assemblée, parla sur l'organisation de la marine, sur le mode de radiation des émigrés, sur les abus du divorce, fit ajouter au serment de « haine à la royauté », ces mots : « et à l'anarchie », et intervint dans plusieurs débats politiques importants. Il se montra surtout soucieux d'enrayer les mesures proposées contre les prêtres et les nobles, combattit l'institution d'une fête en l'honneur dit 18 fructidor, présenta une motion en faveur de l'armée d'Italie, et quitta le Conseil en l'an VII. Président du tribunal du district de Bayeux, il fut promu par Bonaparte, le 22 germinal an VIII, juge au tribunal d'appel de Caen, titre qu'il échangea contre celui de conseiller à la cour impériale ; il conserva ses fonctions à la cour royale sous la Restauration. Chevalier de la Légion d'honneur.


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