Jacques Faget de Baure

1755 - 1817

Informations générales
  • Né le 30 octobre 1755 à Orthez (Basses-Pyrénées - France)
  • Décédé le 30 décembre 1817 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 10 août 1810 au 4 juin 1814
Département
Basses-Pyrénées
Régime politique
Première Restauration
Législature
Chambre des députés des départements
Mandat
Du 4 juin 1814 au 20 mars 1815
Département
Basses-Pyrénées
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
Ire législature
Mandat
Du 22 août 1815 au 5 septembre 1816
Département
Basses-Pyrénées
Groupe
Minorité modérée
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 4 octobre 1816 au 30 décembre 1817
Département
Basses-Pyrénées
Groupe
Minorité modérée

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Corps législatif de 1810 à 1815, et député de 1815 à 1817, né à Orthez (Basses-Pyrénées) le 30 octobre 1755, mort à Paris le 30 décembre 1817, il appartenait à une vieille famille de robe.

Il fit ses études au collège de Juilly, et en sortit à quatorze ans, ayant terminé son cours de philosophie. Cette précocité rare lui permit d'exercer, à dix-neuf ans, avec un grand talent, les fonctions d'avocat général au parlement de Navarre.

La Révolution interrompit sa carrière, et Faget de Baure vécut éloigné de toutes fonctions publiques jusqu'en 1809, époque où Napoléon le nomma rapporteur du conseil contentieux de sa maison. Bientôt après, le 10 août 1810, il fut élu, par le Sénat conservateur, député des Basses-Pyrénées au Corps législatif.

L'année d'après (8 octobre 1811), il fut élevé au rang de président à la cour impériale de Paris. Après avoir servi l'Empire, il adhéra à la déchéance de Napoléon (avril 1814), et signa l'acte qui replaçait les Bourbons sur le trône. Dans la séance du 9 août 1814, il parla en faveur de la loi sur la liberté de la presse, tout en opinant pour le maintien de la censure; mais il proposait d'en affranchir les écrits des membres des corps administratifs, judiciaires, et des sociétés savantes. Il appuya la restitution des biens des émigrés, et fut rapporteur d'une proposition de M. Farez sur l'application de la responsabilité des ministres. Puis il fit, le 14 mars 1815, une violente sortie contre « l'usurpateur », à propos du projet de loi présenté la veille par l'abbé de Montesquieu, touchant les récompenses nationales.

Pendant les Cent-Jours, il continua de soutenir la cause de la royauté. Elu député, le 22 août 1815, par le collège de département des Basses-Pyrénées, avec 88 voix sur 146 votants et 226 inscrits, il fut choisi par ses collègues, à l'ouverture de la session, comme vice-président de la Chambre; il occupait le fauteuil quand fut discutée la loi des élections. Faget de Baure vota avec la minorité de la Chambre introuvable, fit partie de plusieurs commissions, et fut chargé notamment du rapport relatif à l'organisation de la cour des Comptes.

Désigné, après la dissolution de la Chambre, pour présider le collège électoral des Basses-Pyrénées, il fut lui-même réélu député par ce département, le 4 octobre 1816, avec 84 voix (123 votants, 215 inscrits). Il siégea alors dans la majorité ministérielle, et opina avec elle pour la loi électorale, et pour le projet qui suspendait la liberté individuelle.

Fait chevalier de la Légion d'honneur le 26 octobre 1814, il en devint officier le 11 janvier 1816.

Faget de Baure mourut à Paris en 1817. Il s'occupait de littérature, et on a de lui : Histoire du canal du Languedoc (1805). Essai historique sur le Béarn (1818), et des articles dans le Spectateur du Nord.

Date de mise à jour: mai 2013


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