Gustave Ansart

1923 - 1990

Informations générales
  • Né le 5 mars 1923 à Roubaix (Nord - France)
  • Décédé le 20 septembre 1990 à Merignies (Nord - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Quatrième République - Assemblée nationale
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 2 janvier 1956 au 8 décembre 1958
Département
Nord
Groupe
Communiste
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
Ve législature
Mandat
Du 11 mars 1973 au 2 avril 1978
Département
Nord
Groupe
Communiste
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
VIe législature
Mandat
Du 19 mars 1978 au 22 mai 1981
Département
Nord
Groupe
Communiste
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 14 juin 1981 au 1er avril 1986
Département
Nord
Groupe
Communiste
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 16 mars 1986 au 14 mai 1988
Département
Nord
Groupe
Communiste
Régime politique
Cinquième République - Assemblée nationale
Législature
IXe législature
Mandat
Du 12 juin 1988 au 20 septembre 1990
Département
Nord
Groupe
Communiste

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958 (La documentation française)



Né le 5 mars 1923 à Roubaix (Nord)

Député du Nord (2e circonscription) de 1956 à 1958

Gustave Ansart est né dans une famille ouvrière de Roubaix où, selon ses souvenirs rassemblés dans le livre qu'il a publié, De l'usine à l'Assemblée nationale, il explique comment il perçoit la précarité de la vie des travailleurs salariés. Il obtient son certificat d'études primaires et, à l'âge de 13 ans, est placé dans une usine où il prend sa première carte syndicale.

En 1938, il entre dans une usine métallurgique où travaillait son père.

La guerre venue, il se soustrait au Service du travail obligatoire, et, comme réfractaire, doit être aidé par sa famille et des résistants. Il se marie en 1942 et a deux enfants.

A la Libération, en 1944, il adhère au Parti communiste français. Il va, dès lors, mener de front des activités syndicales à la CGT et des responsabilités politiques dans son parti. D'abord secrétaire de la cellule de son entreprise, sa formation syndicale et sa connaissance du monde du travail le désignent pour être, en 1951, nommé secrétaire de l'Union syndicale des travailleurs de la métallurgie du Nord-Pas-de-Calais, forte de 30 000 syndiqués.

Il est, depuis 1947, conseiller municipal de Roubaix et gravit plusieurs échelons dans la hiérarchie du parti communiste.

Il connaît un échec électoral aux élections législatives du 17 juin 1951, qui se déroulent au scrutin de liste à un tour, avec apparentements. Quatre formations s'apparentent, la SFIO, le RGR, le MRP et l'URIP. Elles enlèvent les dix sièges à pourvoir. Sur 523 307 inscrits et 88,7 % des votants, le PC obtient 23,5 % des suffrages exprimés et les listes apparentées 53,3 %.

Cependant, en juin 1954, lors du XIIIe Congrès, il est élu au comité central et, en 1955, devient secrétaire de la puissante fédération communiste du Nord. Le XIVe Congrès, au Havre, en juillet, le désigne pour être membre du bureau politique.

Lors des élections législatives de janvier 1956, il est inscrit en numéro deux sur la liste du parti communiste dans le département du Nord. Le scrutin se déroule le 2 janvier, dans les mêmes conditions qu'en 1951, mais sans apparentement. Cette fois, le parti communiste obtient deux élus, Arthur Ramette et Gustave Ansart, avec 22,4 % des suffrages exprimés (respectivement 114 195 voix et 113 986 sur 507 934 suffrages exprimés).

Député, Gustave Ansart voit son élection validée par l'Assemblée nationale le 28 février 1956. Il est nommé membre de la Commission du travail et de la sécurité sociale. A ce titre, il procède, par deux fois, au dépôt de propositions de résolution : le 4 octobre 1956, invitant le Gouvernement à fixer à 141 F le taux horaire du salaire minimum national interprofessionnel garanti et à réunir la commission supérieure des conventions collectives. Le 26 novembre 1957, il demande la fixation du taux horaire du SMIG à 150 F. D'autre part, il intervient le 23 février 1956 dans la discussion d'un projet de loi modifiant le régime des congés payés. Il interpelle le Gouvernement Guy Mollet, le 18 octobre 1956, sur sa politique générale, puis à nouveau le Gouvernement Bourgès-Maunoury, le 17 septembre 1957.

Il participe, en outre, aux grands débats de la troisième législature et vote, conformément aux directives générales de son groupe, lors de scrutins qui aboutissent successivement à la chute des Cabinets Guy Mollet, Maurice Bourgès-Maunoury et Félix Gaillard.

La crise algérienne se radicalisant, le groupe communiste s'abstient lors du vote de confiance demandé le 13 mai 1958, par M. Pflimlin, lequel obtient 274 voix et l'investiture.

Le 27 mai, il vote la proposition de résolution tendant à la révision constitutionnelle, afin d'éviter une vacance du pouvoir.

Cependant, M. Pflimlin ayant démissionné le 28 mai, la confiance à Charles De Gaulle est votée le 1er juin 1958, par 329 voix contre 224 : parmi ces dernières, les communistes, qui maintiennent leur opposition à l'arrivée au pouvoir du général De Gaulle. Avec son groupe, le 2 juin 1958, il refuse encore les pleins pouvoirs ainsi que le projet de loi constitutionnelle dont l'adoption mettra fin à la IVe République.


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