François Serveau-Touchevalier

1748 - 1826

Informations générales
  • Né le 24 août 1748 à Evron (Mayenne - France)
  • Décédé le 7 avril 1826 à Evron (Mayenne - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Convention nationale
Mandat
Du 5 septembre 1792 au 26 octobre 1795
Département
Mayenne
Groupe
Modérés
Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 13 octobre 1795 au 20 mai 1797
Département
Mayenne
Groupe
Modérés

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

membre de la Convention et député au Conseil des Cinq-cents, né à Evron (Mayenne) en 1749 mort à Evron le 7 avril 1826, était administrateur de son district, lorsqu'il fut élu (septembre 1791) député suppléant de la Mayenne à l'Assemblée législative, où il ne fut pas appelé à siéger. Réélu, le 5 septembre 1792, membre de la Convention pour son département, le 5e sur 8, par 268 voix (373 votants), il déclara lors du 3e appel nominal dans le procès du roi, que son opinion était « la même que celle du précédent ». Or, le précédent, Enjubault, avait opté pour la mort, avec sursis jusqu'au moment ou les puissances étrangères envahiraient le territoire. Serveau ne joua à la Convention qu'un rôle des plus effacés. Réélu, le 21 vendémiaire an IV, député de la Mayenne au Conseil des Cinq-cents, par 73 voix (144 votants), il quitta le Conseil en l'an VII, et devint étranger à la vie politique. Il était revenu à Evron, lorsqu'aux Cent-jours il signa l'Acte additionnel. Frappé de ce chef par la loi du 12 janvier 1816 contre les régicides, il partit de Paris pour Genève, le 27 février suivant, avec sa femme, « septuagénaire comme lui », dit-il, en exagérant un peu, dans la supplique par laquelle il demanda quelque temps après l'autorisation de rentrer en France. Le voyage fut des plus pénibles: la diligence fut arrêtée dans le Jura par une tempête de neige, on refusa de les recevoir à Genève, puis à Lausanne, et ils durent se réfugier à Constance, où ils vécurent misérablement jusqu'à ce que le gouvernement royal leur permît de rentrer (13 mai 1818). Le 9 août suivant, Serveau était de retour à Evron.


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