Jean-Baptiste Thénard-Dumousseau

1762 - 1846

Informations générales
  • Né le 24 janvier 1762 à Montguyon (Charente-Inférieure - France)
  • Décédé le 12 janvier 1846 à Jonzac (Charente-Maritime - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 13 avril 1797 au 26 décembre 1799
Département
Charente-Inférieure
Groupe
Majorité
Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 25 décembre 1799 au 28 mai 1803
Département
Charente-Inférieure
Régime politique
Cent-Jours
Législature
Chambre des représentants
Mandat
Du 10 mai 1815 au 13 juillet 1815
Département
Charente-Inférieure
Groupe
Majorité

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Conseil des Cinq-Cents et au Corps législatif, représentant aux Cent-Jours, né à Montguyon (Charente-Inférieure) le 24 janvier 1762, mort à Jonzac (Charente-Inférieure) le 12 janvier 1846, « fils de maître Denis-Jean-François Thénard-Dumousseau, juge sénéchal de la baronnie de Montlieu, et de dame Marie-Anne Rivot », il fut reçu avocat au parlement de Bordeaux en 1783.

Partisan de la Révolution, il devint membre du conseil de département de la Charente-Inférieure le 26 juin (1790), commissaire du roi près le tribunal de district de Montlieu, juge au tribunal de ce district, 1793, juge de paix de Montguyon et président de canton.

Elu, le 24 germinal an V, député de la Charente-Inférieure au Conseil des Cinq-Cents, par 241 voix (303 votants), il s'y montra partisan du Directoire et donna lecture, en prairial, d'un rapport sur la durée des fonctions des juges de paix nommés en l'an VII.

Rallié au 18 brumaire, il fut élu, le 4 nivôse an VIII, par le Sénat conservateur, député de la Charente-Inférieure au Corps législatif, et fit partie de la commission du code civil.

Sorti du Corps législatif le 28 mai 1803, il fut nommé, le 23 décembre de la même année, sous-préfet de Jonzac. En août 1813, il fut autorisé à quitter ces fonctions, pour cause d'infirmités, et reçut une pension de 1 200 francs.

Le grand collège de la Charente-Inférieure l'élut représentant à la Chambre des Cent-Jours, par 60 voix (101 votants). Il siégea dans la majorité, fit adhésion à la seconde Restauration qui le renomma, le 8 octobre 1815, sous-préfet de Jonzac. Mais il fut destitué, le 14 février 1816, par M. de Vaublanc, comme « ancien révolutionnaire », sur la dénonciation de quelques fougueux royalistes.

Une ordonnance royale du 18 août 1819 l'appela au conseil général de son département.

Après 1830, il refusa la sous-préfecture de Jonzac, se retira des affaires publiques, et fut décoré de la Légion d'honneur le 22 décembre 1837.


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