Pierre, François Duchesne

1743 - 1814

Informations générales
  • Né le 6 octobre 1743 à Romans (Drôme - France)
  • Décédé le 31 mars 1814 à Grenoble (Isère - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 14 avril 1797 au 26 décembre 1799
Département
Drôme
Groupe
Gauche

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

député aux Cinq Cents et membre du Tribunat, né à Romans (Drôme) le 6 octobre 1743, mort à Grenoble (Isère) le 31 mars 1814, était avocat estimé au parlement de Grenoble au moment de la Révolution. Il se montra partisan enthousiaste des idées nouvelles, fut, le 12 avril 1790, un des rédacteurs chargés d'élaborer le projet de serment qui devait être prêté à la fédération des gardes nationales de Grenoble, devint procureur syndic du district de Crest, et fut élu, le 25 germinal an V, député de la Drôme au Conseil des Cinq Cents, par 124 voix sur 155 votants. Le 15 thermidor, il soutint que les rentes foncières avaient été éteintes par la loi du 17 juillet 1793; il combattit (7 vendémiaire an VI) l'exclusion des anciens nobles de toutes les fonctions publiques; déposa un rapport (15 vendémiaire) sur les transactions opérées pendant la dépréciation du papier-monnaie: parla (8 frimaire) en faveur de la successibilité des enfants naturels; fut élu secrétaire de l'Assemblée (1er germinal); fit adopter (18 germinal) un projet réglant les formalités à suivre pour la présentation des effets négociables à longs tenues souscrits pendant la durée du papier-monnaie. Il fut un des opposants les plus ardents au coup d'Etat de brumaire: mais son opposition dura peu, puisque, le 4 nivôse au VIII, il fut nommé membre du Tribunat. Dans cette assemblée, il fit une motion d'ordre (8 messidor au VIII) contre la réouverture des sociétés politiques, fut nommé président du Tribunat, combattit les empiétements successifs du gouvernement consulaire, prononça un discours remarquable sur le projet de loi relatif à l'instruction publique, et reprocha au gouvernement de maintenir les classes indigentes dans l'ignorance. Lors de la proposition du consulat à vie, il fut le seul, avec Carnot, à déposer un vote négatif, et il donna sa démission motivée sur l'illégalité du sénatus-consulte du 16 thermidor an X qui portait atteinte à la Constitution de l'an VIII. Il revint au barreau de Grenoble, dont il devint bâtonnier, et fut élu, par le collège électoral de la Drôme, candidat au Sénat conservateur, mais l'Empereur ne l'y fit point entrer. On a de lui un grand nombre de discours et d'opinions sur des questions législatives, et, en outre: Le voyage de piété au mont Calvaire de Romans en Dauphiné.


Retour haut de page