Roland, Gaspard Lemerer

1757 - 1820

Informations générales
  • Né le 18 juin 1757 à Rennes (Ille-et-Vilaine - France)
  • Décédé le 4 juillet 1820 à Rennes (Ille-et-Vilaine - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 17 octobre 1795 au 4 septembre 1797
Département
Ille-et-Vilaine
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

député au Conseil des Cinq-cents, né à Rennes (Ille-et-Vilaine) le 18 juin 1757, mort à Rennes le 4 juillet 1820 était avocat à Rennes avant la Révolution. Il se montra partisan des réformes et fut élu juge suppléant au tribunal de Rennes (16 août 1790), puis député suppléant d'Ille-et-Vilaine à l'Assemblée législative; il ne fut pas appelé à y siéger. Commissaire du roi près le tribunal criminel du département à la fin de 1791, il fut élu, le 25 vendémiaire an IV, député d'Ille-et-Vilaine au Conseil des Cinq-cents, à la pluralité des voix (344 votants). Il s'opposa à l'adjonction complémentaire au corps législatif des ex-conventionnels, parla en faveur de la liberté de la presse, et, nommé secrétaire, proposa de n'appliquer les peines prononcées par la loi que contre les prêtres qui auraient refusé le serment de fidélité à la République.

Il vota en faveur de l'amnistie pour les délits relatifs à la révolution, fit approuver une résolution concernant les domaines congéables, et chercha à prendre la défense des prévenus de conspiration royaliste, Adversaire du Directoire, suspect d'être un des agents secrets de Louis XVIII, il fut arrêté au 18 fructidor et condamné à la déportation; mais il parvint à s'évader et gagna la Suisse, puis l'Allemagne. C'est de là qu'il publia l'Appel à la nation française contre le Directoire. Rentré à l'époque du Consulat et nommé juge au tribunal criminel d'Ille-et-Vilaine le 12 floréal an VIII, il revint à Paris, en 1804, s'offrir comme défenseur au général Moreau ; le gouvernement le retint de ce chef quelque temps en prison, et l'exila à Rennes. Sans fonctions sous l'Empire, il reçut de la Restauration la croix de chevalier de la Légion d'honneur, les fonctions de conseiller à la cour royale de Rennes (24 janvier 1815), et des lettres de noblesse (1818).


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