Jean-Louis Chalmel

1756 - 1829

Informations générales
  • Né le 1er octobre 1756 à Tours (Indre-et-Loire - France)
  • Décédé le 26 novembre 1829 à Tours (Indre-et-Loire - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 11 avril 1798 au 26 décembre 1799
Département
Indre-et-Loire
Groupe
Antibonapartiste
Régime politique
Cent-Jours
Législature
Chambre des représentants
Mandat
Du 11 mai 1815 au 13 juillet 1815
Département
Indre-et-Loire

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Conseil des Cinq-Cents et représentant à la Chambre des Cent-Jours, né à Tours (Indre-et-Loire), le 1er octobre 1756, mort à Tours, le 26 novembre 1829, il étudia le droit, s'établit avocat à Paris, puis quitta le barreau pour l'administration, et suivit l'intendant Foulon à Port-au-Prince, où il faillit être arrêté pour s'être montré partisan enthousiaste de la Révolution.

Rentré à Tours, il fut nommé secrétaire-général de son département, vint à Paris après la chute de Robespierre, et passa secrétaire-général de l'instruction publique. Le Directoire le priva de ces fonctions ; il regagna la Touraine où il fut élu successivement administrateur du département, commissaire du Directoire près la municipalité de Tours, et, le 22 germinal an VI, député d'Indre-et-Loire au Conseil des Cinq-Cents. L'année suivante, il fut accusé d'avoir protesté en 1793, contre les journées du 31 mai et du 2 juin, fatales aux Girondins. Il se défendit, attaqua à son tour l'élection du directeur Treilhard comme contraire à la Constitution, dénonça les agents provocateurs qui excitaient le tumulte des tribunes, et accusa le Directoire d'employer sa police à la surveillance des députés.

Rallié aux républicains les plus avancés, il appuya, contre les menées de Bonaparte, la motion de déclarer la patrie en danger, et défendit la Constitution au 18 brumaire. Aussi, fut-il, le lendemain, du nombre des soixante et un députés exclus de la représentation nationale; mais il ne tint pas longtemps rancune au premier consul, et, dès l'an IX, il accepta les fonctions de directeur des droits réunis à Mayence. Au retour de l'île d'Elbe, l'empereur le nomma sous-préfet de Loches, et l'arrondissement de Tours l'élut représentant à la Chambre des Cent-Jours, par 48 voix sur 98 votants, contre 45 voix données à M. Deslandes, maire de Loches.

La seconde Restauration rendit Chalmel à la vie privée. On a de lui : Tablettes chronologiques de l'histoire civile et ecclésiastique de Touraine (1818); Histoire de Touraine depuis la conquête des Gaules par les Romains jusqu'à l'année 1790 (1828).


Retour haut de page