René, André Cazauvieilh

1859 - 1941

Informations générales
  • Né le 26 juillet 1859 à Belin (Gironde - France)
  • Décédé le 25 novembre 1941 à Belin (Gironde - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIe législature
Mandat
Du 8 mai 1898 au 31 mai 1902
Département
Gironde
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
VIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1902 au 31 mai 1906
Département
Gironde
Groupe
Union démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
IXe législature
Mandat
Du 6 mai 1906 au 31 mai 1910
Département
Gironde
Groupe
Gauche démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
Xe législature
Mandat
Du 24 avril 1910 au 31 mai 1914
Département
Gironde
Groupe
Gauche démocratique
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIe législature
Mandat
Du 26 avril 1914 au 7 décembre 1919
Département
Gironde
Groupe
Républicains de gauche

Biographies

Né à Belin (Gironde) le 26 juillet 1859, mort à Belin le 25 novembre 1941.

Député de la Gironde de 1898 à 1919.

René Cazauvieilh, parent d'Octave Cazauvieilh, député de la Gironde de 1881 à 1892, fils d'Eugène Cazauvieilh, médecin à Belin, fit ses études classiques au lycée de Bordeaux et commença dans cette même ville des études de médecine qu'il acheva à Paris. Ayant conquis son doctorat en 1884, avec une thèse sur les complications de la fièvre typhoïde, il revint aussitôt s'installer dans son pays natal, où il exerça la médecine jusqu'en 1898. Mais son père, en même temps que médecin, était maire de Belin et conseiller d'arrondissement : quand il mourut, en 1892, René Cazauvieilh recueillit ces deux mandats dans sa succession. La même année son parent, Octave Cazauvieilh, député et conseiller général mourut lui aussi, et René Cazauvieilh le remplaça aussitôt au Conseil général de la Gironde.

Il se présenta aux élections générales législatives du 8 mai 1898 et fut élu député de la 5e circonscription de Bordeaux, au premier tour de scrutin, par 11.638 voix sur 15.375 votants, en remplacement de Duvignaud, qui avait été élu lui-même en remplacement d'Octave Cazauvieilh et qui ne se représenta pas.

Il fut réélu député aux élections générales :
- des 27 avril et 11 mai 1902, au deuxième tour de scrutin, par 8.139 voix contre 6.998 à M. de Lur-Saluces sur 15.227 votants,
- à celles du 6 mai 1906, au premier tour, par 9.087 voix contre 5.076 à M. Chabrely, sur 15.466 votants,
- à celles du 24 avril 1910, toujours au premier tour, par 10.097 voix contre 1.750 à M. Bonnard, sur 13.350 votants
- et enfin à celles du 26 avril 1914, toujours au permier tour, par 8.523 voix contre 2.220 à M. Massip, sur 12.019 votants.

Il resta ainsi député de la Gironde pendant 21 ans et demi, sans interruption.

Il s'inscrivit à la Chambre au groupe des républicains de gauche. En 1898, il s'était présenté à ses électeurs comme « républicain sans étiquette, adversaire de toutes les réactions, partisan de la modération dans l'exercice du pouvoir et décidé à résister aux assauts du socialisme révolutionnaire ». En 1902, il se faisait un mérite devant eux d'avoir fait taire ses préférences personnelles pour défendre la République contre les assauts de ses ennemis et d'avoir prêté son concours au Ministère de Défense républicaine constitué après l'élection du Président Loubet. Partisan de la « concentration » républicaine, il resta par la suite fidèle à la discipline républicaine préconisée par Waldeck-Rousseau, et vota constamment avec la majorité gouvernementale. Adversaire de l'impôt sur le revenu au début de sa carrière politique, il s'en fit à la fin le défenseur.

Son activité législative ne fut pas considérable. Député d'une région maritime, ostréicole et viticole, il s'intéressa naturellement aux questions dont dépendait d'abord l'existence de ses mandants. Il appartint, sous la septième législature (1898-1902) à la Commission constituée en raison de la crise viticole et à la Commission de législation fiscale ; sous la huitième législature (1902-1906), à la Commission du commerce et de l'industrie et à la Commission d'enquête sur l'industrie textile ; sous la neuvième législature (1906-1910), à la Commission des affaires extérieures, protectorats et colonies et à la Commission des douanes. Mais surtout il fut membre de la Commission des comptes de la Chambre de 1898 à 1919 (sauf une interruption de 1902 à 1906) et de la Commission de la marine, de 1902 à 1919.

Il ne déposa qu'une seule proposition de loi, tendant à la création de Chambres d'agriculture (1902) et quelques rapports, les plus nombreux sur des opérations électorales ou des pétitions, et deux autres sur des opérations immobilières ou des questions administratives intéressant les communes de Lacanau ou d'Arcachon. Préoccupé de réformer le fonctionnement de la Caisse de prévoyance des marins, il fut, de 1902 à 1906, vice-président du groupe parlementaire des inscrits maritimes. Il contribua au vote de la loi sur la répression des fraudes sur l'origine des vins.

La guerre de 1914-1918, où il eut la douleur de perdre un de ses deux fils, médecin, comme lui, l'affecta profondément.

Inscrit au second rang sur la « liste républicaine » qui se présenta aux élections générales du 16 novembre 1919, il fut battu, comme tous ses colistiers, la liste « d'Union républicaine » ayant enlevé tous les sièges. Il se retira alors à Belin, où il consacra ses soins à sa propriété et à une petite usine de produits résineux ; il ne se représenta pas aux élections législatives suivantes mais il resta conseiller général jusqu'en 1935 et jusqu'en 1936, maire de sa ville natale où il mourut cinq ans plus tard, le 25 novembre 1941, à l'âge de 82 ans. Il avait été fait chevalier de la Légion d'honneur le 22 novembre 1925.

Date de mise à jour: mai 2014




Né le 26 juillet 1859 à Belin (Gironde)
Décédé le 25 novembre 1941 à Belin (Gironde)

Député de la Gironde de 1898 à 1919

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome III, p. 918)

René Cazauvieilh meurt à Belin, dans son pays natal, le 25 novembre 1941, à l'âge de 82 ans.



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