Louis Antériou

1887 - 1931

Informations générales
  • Né le 14 juin 1887 à La voulte-sur-rhône (Ardèche - France)
  • Décédé le 5 mars 1931 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIe législature
Mandat
Du 16 novembre 1919 au 31 mai 1924
Département
Ardèche
Groupe
Républicain socialiste
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIIIe législature
Mandat
Du 11 mai 1924 au 31 mai 1928
Département
Ardèche
Groupe
Républicain socialiste et socialiste français
Régime politique
Troisième République - Chambre des députés
Législature
XIVe législature
Mandat
Du 29 avril 1928 au 5 mars 1931
Département
Ardèche
Groupe
Républicain socialiste

Fonds d'archives

Le fonds Antériou, conservé aux Archives nationales, couvre la période 1887-1969, et représente 1,40 mètre linéaire. Les documents sont cotés en 373 AP et sont décrits dans un répertoire numérique détaillé. Ils ont fait l’objet d’un don en 1977 et sont en libre accès. Le fonds se divise en deux parties ; l’une consacrée à Louis Antériou composée de correspondance, de discours et de photographies ; la seconde centrée sur Jacques-Louis Antériou regroupe des notes, de la correspondance et des documents sur le parti radical socialiste.
De plus amples renseignements sur ce fonds sont disponibles sur le site Internet des Archives nationales.

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1889 à 1940 (Jean Jolly)

Né le 14 juin 1887 à la Voulte-sur-Rhône (Ardèche), mort le 5 mars 1931 à Paris (14e).

Député de l'Ardèche de 1919 à 1931. Ministre des Pensions en 1925. et de 1928 à 1929.

Commis principal des contributions indirectes. Louis Antériou fut mobilisé en 1914. Grièvement blessé, il fut décoré de la Croix de guerre. Dès 1918 il consacra son activité à la défense des mutilés de guerre. Il était, en outre, Secrétaire général de l'Office départemental des pupilles de la Nation.

Candidat aux élections générales du 16 novembre 1919, il fut élu en tête de la liste d'union et de concentration républicaine et il s'inscrivit au groupe républicain socialiste.

Membre de la Commission du commerce et de l'industrie, de la Commission des mines et de la force motrice, de la Commission des marchés de la guerre, de la Commission des spéculations de guerre, de la Commission de l'armée, de la Commission de la législation civile et criminelle, de la Commission de l'administration générale, départementale et communale, de la Commission de la marine marchande et de la Commission de la marine militaire, il s'attacha principalement à la défense des victimes de la guerre, veuves, ascendants, prisonniers, mutilés en faveur desquels il déposa et rapporta diverses propositions de loi (1924-1925). Il s'intéressa également aux tabacs, aux retraites des fonctionnaires (1920), au recrutement de l'armée (1922), aux dommages de guerre (1924).

La Commission des marchés, sous la forte impulsion d'Antériou qui en était devenu le président, travailla utilement à la restauration du pouvoir de contrôle du Parlement (1924).

Réélu aux élections du 11 mai 1924, en tête de la liste du cartel des gauches, il fut nommé secrétaire de la Chambre et le resta jusqu'en 1925 où il fut appelé à la tête du Ministère des Pensions par Painlevé (17 avril-29 octobre et 30 octobre-25 novembre 1925).

En cette qualité, il intervient au cours de la discussion du budget de l'exercice 1925, en faveur des sépultures des victimes de la guerre et des orphelins de la guerre.

Il reprend sa place à son banc de Député après la chute du cabinet Painlevé le 28 novembre 1925, et se fait entendre au cours de différents débats, sur : les secours aux fonctionnaires de l'enseignement primaire (1925), l'établissement à la Chambre d'un statut de la séance publique, le fonctionnement des phares et balises, le budget des régions libérées (1926), les brevets d'invention (1927), les assurances sociales (1928). Il préside en outre la Commission des marchés et spéculation.

Il est réélu aux élections générales des 22 et 29 avril 1928, au 2e tour de scrutin dans la 1re circonscription de Privas, au moment du retour au scrutin d'arrondissement. Le 11 novembre 1928 il est nommé à nouveau Ministre des Pensions dans le cabinet Poincaré et conservera ce portefeuille dans le cabinet Briand du 29 juillet 1929.

En cette qualité, il s'attache à la réalisation du programmé élaboré par les associations d'anciens combattants et de mutilés et se préoccupe particulièrement du relèvement du taux des pensions (1928-1929).

Il regagne sa place de Député après la démission du Ministère Briand le 3 novembre 1929 et demande le rétablissement de la Commission des marchés et spéculations (1930-1931).

Ce fut sa dernière intervention. Il devait mourir en cours de mandat le 5 mars 1931.

Son éloge funèbre fut prononcé à la tribune de la Chambre par M. Fernand Bouisson, Présidente le 6 mars 1931. Louis Antériou, en même temps que Député, était conseiller général de l'Ardèche et maire de son pays natal La Voulte-sur-Rhône,


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