Pierre, Salvi, Félix de Cardonnel

1770 - 1829

Informations générales
  • Né le 29 mai 1770 à Monesties (Tarn - France)
  • Décédé le 11 juillet 1829 à Paris (Paris - France)

Mandats à l'Assemblée nationale ou à la Chambre des députés

Régime politique
Révolution
Législature
Conseil des Cinq-Cents
Mandat
Du 16 octobre 1795 au 20 mai 1798
Département
Tarn
Groupe
Droite
Régime politique
Consulat et Premier Empire
Législature
Corps législatif
Mandat
Du 5 mai 1811 au 4 juin 1814
Département
Tarn
Groupe
Droite
Régime politique
Première Restauration
Législature
Chambre des députés des départements
Mandat
Du 4 juin 1814 au 20 mars 1815
Département
Tarn
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
Ire législature
Mandat
Du 22 août 1815 au 5 septembre 1816
Département
Tarn
Groupe
Majorité ministérielle
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 4 octobre 1816 au 17 juillet 1819
Département
Tarn
Groupe
Ultras
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIe législature
Mandat
Du 11 septembre 1819 au 9 mai 1823
Département
Tarn
Groupe
Ultras
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IIIe législature
Mandat
Du 25 février 1824 au 5 novembre 1827
Département
Tarn
Groupe
Droite
Régime politique
Seconde Restauration - Chambre des députés des départements
Législature
IVe législature
Mandat
Du 17 novembre 1827 au 11 juillet 1829
Département
Tarn
Groupe
Droite

Biographies

Biographie extraite du dictionnaire des parlementaires français de 1789 à 1889 (Adolphe Robert et Gaston Cougny)

Député au Conseil des Cinq-cents, puis au Corps législatif de 1811 à 1815, député de 1815 à 1829, né à Monestiès (Tarn), le 29 mai 1770, « du légitime mariage de Me. Pierre Cardonnel, notaire royal à Monestiès et de demoiselle Marianne Debar » mort à Paris, le 11 juillet 1829, il se fit recevoir avocat et entra dans la magistrature, sous la Révolution, comme juge au tribunal civil d'Albi.

A peine âgé de vingt-cinq ans, le 24 vendémiaire an IV, il fut élu, par 114 voix, député du Tarn au Conseil des Cinq-cents. Il y combattit le jacobinisme, dénonça la municipalité de Toulouse comme favorable aux révolutionnaires, et proposa une exception en faveur des émigrés qui cultivaient à l'étranger les arts ou les sciences. Cette dernière proposition n'eut pas de suite, le député Guillemardet ayant fait remarquer que c'était un moyen de les faire tous rentrer. En dehors de la politique, il se prononça contre le divorce pour incompatibilité d'humeur, contre l'aliénation des presbytères, et parla sur le rachat des baux à culture perpétuelle, sur le droit de succession des enfants naturels, etc. Cardonnel, qui ne cachait pas ses préférences royalistes, faillit être compris sur la liste des déportés du 18 fructidor; mais le général Lacombe-Saint-Michel intervint, et fit rayer son nom.

M. de Cardonnel sortit du Conseil le 20 mai 1798, et, retiré à Albi, rentra dans la magistrature, dès qu'il eut l'âge requis pour en remplir les fonctions; il fut nommé, en 1802, juge d'instruction, puis vice-président du tribunal d'Albi.

Le 4 mai 1811, il fut appelé par le Sénat conservateur à siéger au Corps législatif comme député du Tarn. Il ne signa pas la déchéance de Napoléon, de qui il avait accepté le poste de conseiller à la Cour de Toulouse. Il accueillit pourtant avec empressement la première Restauration, qui le fit président de Chambre à Toulouse, et l'anoblit (février 1815); il prit dès lors une part active aux débats parlementaires. Il se prononça en 1814 contre la liberté de la presse, et pour le projet ministériel tendant à la restitution des biens des émigrés non vendus, et fut élu le 22 août 1815, par le collège de département du Tarn, avec 149 voix (183 votants, 245 inscrits), membre de la Chambre « introuvable. » Il y siégea dans la majorité, fut un des secrétaires de la Chambre, appuya le projet sur les tribunaux d'exception et insista sur la nécessité de confier aux prêtres les registres de l'état civil.

Après la dissolution, Cardonnel obtint sa réélection, le 4 octobre 1816, avec 131 voix sur 194 votants et 233 inscrits. Il prit place alors au côté droit, parmi les ultra-royalistes, et combattit le ministère. Adversaire du projet de loi sur les élections, il se plaignit de l'influence exercée, dans la dernière période électorale par « des journaux vendus à l'iniquité, au mensonge » (murmures), attaqua la métaphysique obscure et les théories abstraites de Royer-Collard, demanda la plus grande restriction du nombre des électeurs (20 décembre), et se plut à mettre les ministres en contradiction avec eux-mêmes. Dans la discussion du budget, il attaqua la marche générale du gouvernement; puis il repoussa le projet de loi sur le recrutement, et se prononça contre l'abrogation de l'article de la loi qui refusait aux écrivains en prévention le bénéfice de la liberté sous caution.

Réélu encore le 11 septembre 1819, il suivit la même politique, et vota les lois d'exception et le nouveau système électoral. Cardonnel fut nommé chevalier de Saint-Jean de Jérusalem (1819), et conseiller à la Cour de cassation (1821) ; il reparut à la Chambre le 25 février 1824, comme député du 1er arrondissement du Tarn (Albi), et vit son mandat confirmé par les mêmes électeurs, le 17 novembre 1827, avec 223 voix sur 314 votants et 475 inscrits, contre 84 voix à Royer-Collard. Il soutint la politique de Villèle et reçut les faveurs de la nouvelle administration : commandeur de la Légion d'honneur (1825), il remplit ses fonctions de magistrat, quoique aveugle, jusqu'à sa mort, et succomba, en 1829, à une attaque d'apoplexie.

Date de mise à jour: juin 2015


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